Balades Romantiques
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 Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)

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Adam Park
Coeur tendre
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Adam Park


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MessageSujet: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:14

Disclamer : Tout appartient à l’auteur…

Résumé : L’histoire se situe encore en pleine 1ère guerre mondiale. La suite se fait juste avant que Georges, le bras droit de William André ne vienne la chercher pour l’amener chez la grande Tante Elroy (Volume 9 page 134 pour ceux qui connaissent le manga)…







Chapitre 1 : Rencontre inattendue


Depuis son retour de Rockstown au 1er avril 1915, Candy était dans l’appartement qu’elle partageait avec Monsieur Albert. Comme il lui manquait tant ! Malgré cela, la jeune fille avait pris une très grande décision : Partir au front en tant qu’infirmière à la croix rouge mais sous une fausse identité. Elle était triste et se sentait si seule dans ce logement rempli de souvenirs passés avec lui.
Candy pensa : Cet endroit est trop triste pour y habiter seule…

La jeune fille finit de se préparer et décida de se couper les cheveux à la garçonne. Elle mit aussi des lentilles bleues pour masquer ses yeux émeraude. Elle porta même un bandage pour cacher sa poitrine et des vêtements si peu féminins puisqu’elle s’était enregistré sous le nom « d’Alex ». Elle avait préféré la discrétion afin qu’on ne la recherche pas à son insu. Elle savait que cela choquerait certains membres de sa famille adoptive, ses amis et que cela réjouirait Eliza Legrand. Elle laissa deux lettres et une note sur la table. Elle quitta l’appartement et se rendit à la gare de Chicago pour se rendre à New York.

Arrivée dans la ville, la jeune fille prit la direction du port pour prendre le bateau en partance pour la France. Elle était perdue dans ses pensées très douloureuses : Sa rupture avec Terry. Le cœur en cendres, elle croisa sans regarder vraiment Susanna Marlowe et sa mère. Ces dernières étaient si étonnées de voir Candy sans la reconnaître dans la ville. Elles étaient très inquiètes car elles craignaient que l’infirmière vienne voir Terry. Elles avaient besoin d’être sûres que ce n’était pas l’ex petite amie du jeune acteur.

***


A Chicago, Georges arriva à l’appartement de la jeune fille aux tâches de rousseur et frappa à la porte 3 fois. N’obtenant aucune réponse de sa part, le secrétaire de William entra dans la pièce vide. Il remarqua alors 2 lettres et une note sur la table au milieu de la pièce. Il se mit à lire la note de Candy à son intention…

« Georges,
Je vous prie de remettre à leurs destinataires respectifs ces deux lettres.
Je m’excuse d’avance d’être partie sans en parler à qui ce soit.
J’ai mes propres raisons pour agir de la sorte.
Merci de votre compréhension
A bientôt
Candy N. André »


Georges prit les deux lettres et vit qu’elles étaient adressées à la même personne !
Georges pensa : Oh si vous saviez, Mademoiselle Candy… Si vous saviez la vérité… Mais comment vais-je faire pour annoncer votre absence à la grande Tante Elroy ?

L’assistant de William quitta l’appartement de Candy avec les 2 lettres et la note pour se rendre en premier lieu à Lakewood.
Georges pensa : Mademoiselle Candy, j’ai appris que vous deviez vous fiancer avec Daniel Legrand dans 3 jours… Qu’est-ce que Monsieur William va penser ?

***


Susanna interpella : EXCUSEZ-MOI !

Tirée brutalement de ses douloureuses pensées, la jeune fille se retourna vivement et se retrouva face aux Marlowe. Candy était paniquée à l’idée que sa rivale la reconnaisse et de voir surgir Terry qu’elle ne voulait plus revoir depuis son retour de Rockstown. Jamais elle ne dirait à Susanna qu’elle l’avait retrouvé dans cette petite ville pour ne pas la froisser. En revanche, elle ne cessait de penser à Monsieur Albert ces derniers jours, mais son cœur et son âme souffraient de ne plus être avec celui qu’elle aimait. Les Marlowe trouvèrent une certaine ressemblance avec Candy.
Susanna : Etes-vous bien Candy ?!
Candy fronça les sourcils et d’une voix grave : Je vous demande pardon ?
Susanna : Vous êtes bien Candy ?
Candy répliqua : De quoi voulez-vous parler ? Et qui est Candy ?
Susanna s’offusqua : Comment osez-vous ?! Vous ressemblez tellement à ma rivale ! Vous êtes un fan de Terry ?!
Candy s’irrita : Votre rivale ?! Au contraire ! C’est vous sa rivale, Susanna Marlowe ! Candy est mon amie ! Ne lui remuez pas le couteau dans la plaie ! Et pour ta gouverne, je ne suis pas ici pour voir ce Terry ni vous ! J’ai d’autres chats à fouetter !

Susanna fulminait tandis que Madame Marlowe ne disait rien, se contentant de jeter un regard sévère à cet inconnu. Ce dernier se contenta de l’ignorer.
Candy continua : Tu as l’homme que tu voulais alors c’est inutile de t’en inquiéter ! D’ailleurs, tu ne peux pas passer toute ta vie dans ce fauteuil roulant ! Pourquoi ne mets-tu pas une prothèse ? Tu pourrais marcher pour ton mariage et surtout reprendre le théâtre ! Tu n’es plus la Susanna d’antan, toujours à te plaindre et à broyer du noir ! Terry ne voudrait pas avoir une femme comme ça ! Si tu l’aimes tant comme tu l’avais dit à Candy alors fais quelque chose qui lui ferait plaisir ! Bonne chance pour votre futur bonheur !

Sur ce, Candy s’en alla sans un regard en arrière en cachant sa douleur et se dirigea vers le port. Susanna, quant à elle, n’eut pas le temps de lui demander comment il avait connu Candy. L’inconnu était déjà parti.
Candy pensa : Ouf ! J’ai cru qu’elle m’avait démasqué…

En arrivant au port, Candy monta sur le bateau qui allait partir en France. Elle se mit dans un coin et se replongea dans ses souvenirs très douloureux, en pleurant sur sa rupture avec Terry. Elle regarda une dernière fois l’Amérique puisqu’elle ne reviendrait pas avant la fin de la guerre.
Candy pensa : Terry… J’ai espéré que tu venais me chercher pour me dire que tu ne pouvais pas vivre sans moi… Au lieu de ça, tu as préféré sombrer dans l’alcool… Dans cette ville de Rockstown… Maintenant, tu es retourné chez Susanna…

Candy souffrait, mais elle espérait qu’il serait malgré tout heureux avec Susanna. De son côté, la jeune infirmière devait elle aussi trouver son bonheur…


Dernière édition par le Mer 20 Sep - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:16

Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle


Georges arriva à Lakewood et entra dans le manoir. Il se dirigea vers la véranda. Il frappa à la porte et entra dans la pièce. Un jeune homme se leva de son fauteuil et se retourna surpris. Cette personne n’était autre que Monsieur Albert, celui que Candy cherchait.
Georges tendit les lettres : Monsieur William, Mademoiselle Candy vous a laissé ces lettres à votre intention.
Albert fronça les sourcils : Pour moi ? Où est Candy ?
Georges était embarrassé : Je suis allé à l’appartement de Mademoiselle Candy, mais je n’ai trouvé personne. Je ne sais comment annoncer cela à la grand-tante Elroy…
Albert était ahuri : Elle n’est plus à l’appartement ?!
Georges confirma : Exact.
Albert prit les lettes : Je vais lire ces lettres puis j’aviserai…
Georges était de nouveau embarrassé : Monsieur William… La grande Tante Elroy veut forcer Mademoiselle Candy se fiancer avec Monsieur Daniel sans votre approbation…
Albert hurla, n’en croyant pas ses oreilles : QUE DITES-VOUS ?! LA GRANDE TANTE ELROY VEUT FORCER CANDY SE FIANCER A DANIEL ?!
Georges acquiesça : C’est la triste vérité. Ces fiançailles auront lieu dans 3 jours…
Albert était furieux : Bon je vais lire ces lettres puis je vous dirai ce qu’il faudrait faire.

Le jeune homme commença par lire la lettre adressée à son intention en tant que chef de famille des André…

« Cher Oncle William,
Pour commencer, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi.
Merci de m’avoir adoptée, de m’avoir envoyée au collège Saint Paul et de m’avoir soutenue pour devenir infirmière…
Merci pour tout !
Malheureusement je vais vous faire de la peine…
Pardonnez-moi d’avance…
Je pars pour quelques temps car j’ai grandement besoin d’un changement radical.
Mon absence risque d’être longue… Très longue…
J’ai cependant une faveur à vous demander…
Je tiens personnellement à ce que toute la famille et tous mes amis ne fassent pas un avis de recherche à mon insu. Je veux que personne ne sache où je suis réellement.
Je vous voue une profonde affection et je vous dois un immense respect. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours pensé que vous étiez quelqu’un sensible à l’opinion des autres.
Or il se trouve que je déteste profondément Daniel Legrand car j’ai perdu ma place à l’hôpital Sainte Jeanne à cause de lui.
J’ai la sensation qu’il veut m’épouser, mais c’est sans compter sur mes propres sentiments. C’est d’ailleurs un prétendant que je peux aisément et royalement m’en passer.
Je suis prête à supporter tous les blâmes et toutes les punitions…
Mais je vous prie d’annuler tout ce qui a un rapport avec les Legrand.
Merci d’avance.
Avec toute mon affection et tout mon respect
Candy N. André »


Très surpris du contenu de la lettre de sa fille adoptive, Albert n’avait aucune idée de l’endroit où elle était partie. Il avait compris lorsqu’elle faisait référence à un besoin de changement radical…
Albert pensa : Candy… Tu es partie à cause de ta rupture avec Terry… Mais où es-tu allée ?

Depuis son amnésie, Albert était tombé amoureux de sa propre fille adoptive. Il l’aimait et il voulait la rendre heureuse. Il savait pourtant que Candy ne vivait que pour Terry, mais il voulait quand même garder un petit espoir depuis leur rupture. Le jeune blond prit alors la lettre adressée à son intention en tant que Monsieur Albert…

« Cher Monsieur Albert,
Je suis heureuse que vous aviez retrouvé la mémoire, mais vous aviez laissé un grand vide dans l’appartement… Je ne voulais pas que vous partiez sans moi…
Je suis même allée à Rockstown pour vous retrouver sans succès.
Vous me manquez tant !
J’ai pu cependant revoir une dernière fois Terry de loin dans ce coin perdu…
J’espère qu’il aurait compris et qu’il remplirait son devoir envers Susanna pour de bon même si ça m’arrache le cœur…
Ayant besoin d’un changement radical à cause de cette rupture avec Terry, je préfère m’éloigner pour une période assez longue. Je suis désolée…
Je pense à vous.
Affectueusement
Candy »


Albert pensa : Oh Candy ! Candy ! Tu es partie malgré la guerre. Je t’en supplie, sois très prudente !! Tu me manques tant Candy !!

Le jeune homme frappait ses poings sur la table et versait des larmes. Georges ne disait rien, mais il comprit que la lettre n’était pas porteuse de bonnes nouvelles.
Georges hésita : Monsieur William… Que puis-je faire pour la grande Tante Elroy ? Elle attend que j’amène Mademoiselle Candy…
Albert marmonna : Je vais lui laisser un message.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Albert remit un message pour la grande Tante Elroy à Georges.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:19

Chapitre 3 : La véritable identité d’Albert


Georges se rendit alors à Chicago dans la résidence mère des André. Il alla au salon où attendaient la grande Tante Elroy et les Legrand. La douanière était surprise de ne pas voir Candy.
Elroy demanda : Georges, où est Candy ?
Georges tendit une lettre : Voici un message de Monsieur William. Cela concerne Mademoiselle Candy.

La douanière prit la lettre et se mit à lire…

« Ma tante,
Auriez-vous oublié que ma fille adoptive travaille ?!
Vous voulez organiser ces fiançailles d’ici 3 jours alors pourquoi voulez-vous voir Candy ?
N’avez vous pas mieux à faire ?
Cette réception aura lieu quand même.
Avec mes respects
William André »


La grande Tante Elroy ne put que plier aux ordres du chef de famille, mais elle ignorait que Candy ne viendrait pas. Georges, de son côté, ne disait rien du tout. Il savait pourtant que Candy était partie à une destination qu’il n’avait pas prit connaissance.

***


3 jours plus tard, une grande réception était organisée en l’honneur des fiançailles entre Candy Neige André et Daniel Legrand. La jeune fille aux tâches de rousseur ne venait toujours pas puisqu’elle était en réalité sur le bateau qui l’amenait en France. Annie, Archie et Patty, ignorant que leur amie avait déjà quitté l’Amérique, étaient très inquiets pour elle.
Annie : Oh mon dieu… Comment Candy va-t-elle réagir en apprenant ces fiançailles ?
Patty : Elle serait bouleversée ! Elle le déteste !
Archie marmonna : Un mariage d’affaires… Candy ne l’accepterait jamais sauf…
Annie compléta : Si c’est un ordre de l’Oncle William…

Archie n’en revenait pas ! Annie venait de compléter sa phrase comme si elle était son âme sœur ! Il était pourtant très obsédé par Candy, mais est-ce que c’était de l’amour ? Il n’en savait rien.

Toute la famille André était réunie pour cette occasion quand la grande Tante Elroy arriva. Daniel, de son côté, s’impatientait de ne pas voir arriver Candy…
Daniel grimaça et pensa : Mais qu’est ce qu’elle fiche ? Elle devrait déjà être à sa place !

Patty était avec Annie et Archie dans un coin. Ils n’en revenaient pas que Candy n’était pas encore arrivée…
Patty était interloquée : C’est bizarre… Où est Candy ?
Anie et Archie répondirent ensemble : Je ne sais pas.

***


Le temps passa et tout le monde n’en croyait pas leurs yeux : Il n’y avait toujours pas de Candy en vue !
Daniel dit haineusement :Mais qu’est ce qu’elle fabrique ?! Elle met beaucoup trop de temps pour venir !
Eliza eut un sourire mesquin : Tant mieux ! Elle n’a pas sa place !
Daniel était furieux : Tais-toi, Eliza ! C’est ma future femme !
Voix qui retentit : Candy ne viendra pas !

Toute l’assemblée n’en revenait pas alors que l’homme, qui venait de parler, se tenait debout devant la porte vitrée qui menait au jardin…
Elroy était effarée et mit devant sa bouche sa main : Wil… William ?… Vous n’étiez pas à Lakewood ?

Daniel s’approcha de sa Tante et posa une main sur son épaule. Il pointa son doigt vers le nouveau venu…
Daniel s’écria : M’ENFIN ! T’ES QUI, TOI ?! RENTRE CHEZ TOI ! TU N’AS RIEN A FAIRE ICI ! (Soudain il le reconnut) Ma tante, c’est lui ! C’est lui qui se prétendait amnésique et qui vivait avec Candy !
Elroy pâlit : Mais alors…
Albert confirma : C’est cela. C’est bien Candy qui a pris soin de moi alors que j’avais perdu la mémoire.
Elroy était effarée : C’est donc elle… ?
Daniel s’énerva : Ma tante ! Mais c’est qui, lui ?! Faites-le sortir en vitesse !!
Elroy ordonna à Daniel : Silence Daniel ! Cette personne c’est…
Albert la coupa : Laissez, je vais le dire moi-même. (Il se tourna vers l’assemblée.) Je me présente William Albert André, connu sous le nom de Monsieur Albert, mais je suis aussi le fameux Oncle William.

Ce fut la consternation totale dans toute la salle. Tout le monde n’en revenait pas, même Eliza !
Archie était ahuri : L’oncle William… C’était… Monsieur Albert ?!
Eliza pâlit : Oh mon dieu…

La grande Tante Elroy ne voyait toujours pas Candy venir ce qui n’échappa pas aux yeux d’Albert…
Albert demanda ironiquement : Pour quelle raison voulez-vous la présence de Candy, Tante Elroy ?
Elroy hésita : Heu… Pour…
Daniel intervint : Me fiancer avec elle !
Elroy demanda : Mais pourquoi venir maintenant ?
Albert répondit sèchement : Parce que je ne permettrai jamais ma fille adoptive se marier sans mon approbation ! Je renie donc ces fiançailles !
Elroy murmura : je pensais vous en informer ensuite…
Albert coupa durement : … Ensuite c’est trop tard ! (Il se tourna vers Daniel et dit sèchement) Daniel, je suis désolé pour toi, mais Candy choisira de se marier selon son propre gré.
Daniel riposta : Mais Candy n’a pas parlé puisqu’elle n’est pas là ! Elle devait le dire à haute voix !
Albert eut un sourire méprisant : Tu as vraiment du culot de me dire ça… Je sais ce que tu lui as fait ! Le piège d’épousailles en te faisant passer pour Terrence Grandchester ! Candy m’a heureusement laissé une lettre à ce propos… Tu veux vraiment connaître le fond de sa pensée ?
Daniel était pris au piège et était nerveux : Oui…
Albert récita les mots de Candy : « Or il se trouve que je déteste profondément Daniel Legrand car j’ai perdu ma place à l’hôpital Sainte Jeanne à cause de lui. J’ai la sensation qu’il veut m’épouser, mais c’est sans compter sur mes propres sentiments. C’est d’ailleurs un prétendant que je peux aisément et royalement m’en passer. Je suis prête à supporter tous les blâmes et toutes les punitions… Mais je vous prie d’annuler tout ce qui a un rapport avec les Legrand. » Voilà ce qu’elle m’a écrit donc tu n’as aucune chance avec elle. Je connais suffisamment Candy et mieux que toi.

Daniel partit en courant pour pleurer dans le jardin. Eliza le suivit. Madame Legrand s’approcha de la grande Tante Elroy…
Mme Legrand demanda : Ma tante, pourquoi laissez-vous Candy nous humilier ainsi ?
Elroy dit sèchement : Elle a soigné et hébergé William alors qu’il était amnésique. Je ne peux rien faire ! William est le chef de famille. Candy vaut 100 fois mieux que ton insupportable fille !

La douanière s’en alla et laissa Madame Legrand clouée sur place. Cette dernière n’en croyait pas ses oreilles. Furieuse, elle alla rejoindre ses enfants sur le balcon et prit Daniel dans ses bras. Le jeune homme pleurait à chaude larmes.
Eliza pensa : Maudite sois-tu, Candy !

Pendant ce temps, Archie, Annie et Patty allèrent voir Albert pour comprendre pourquoi Candy n’était pas venue.
Archie demanda : Mon oncle, où est Candy ?
Albert lui répondit : Elle ne viendra pas.
Annie demanda : Elle est partie ?
Albert : …
Patty : Pourquoi ne nous a-t-elle rien dit ?
Albert lâcha : Candy est partie pour quelque temps, je ne sais où. Je sais uniquement qu’elle a besoin de se changer les idées. Si elle ne vous a rien dit, c’est parce qu’elle ne voulait éviter de faire des adieux très touchants.

Cependant Albert ne savait pas où était partie Candy alors que la guerre faisait ravage.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:21

Chapitre 4 : Alex alias Candy au front


Candy arriva en France et se rendit à Paris. Comme elle était enregistrée sous le nom d’Alex, elle eut une chambre où elle se retrouvait toute seule. Le lendemain était le grand jour, « Alex » alla rejoindre les autres infirmiers et infirmières pour commencer les cours pour se préparer à aller au front. Un médecin du nom de Monsieur Shiver présenta l’infirmière en chef Flanny Hamilton. C’était une ancienne camarade de Candy de l’hôpital Sainte Joanna.

Pendant qu’elle était en train d’expliquer la situation de la guerre, Flanny crut reconnaître en un jeune infirmier blond aux tâches de rousseur Candy. En l’observant bien, elle ne vit que du feu puisque « Tête de linotte » avait des lentilles bleus pour ne pas se faire démasquer. « Alex » soupira de soulagement que son ancienne camarade ne l’ait pas reconnu. Elle dût cependant prendre une voix grave lorsqu’elle se mit à parler afin que personne ne la reconnaisse.

Quelques jours plus tard, « Alex » fit connaissance d’un médecin jeune du nom de Brad. Il resta froid avec lui et ne succomba pas à son charme car il avait quelqu’un d’autre en tête. Brad était un jeune garçon blond aux yeux bleus, mais il pouvait se montrer intraitable quand il y avait du travail. Il avait surtout un passé étrange.
Candy pensa : Je pense à deux personnes… Terry… Je dois pourtant l’oublier ! Il vit avec Susanna maintenant ! La deuxième personne à qui je pense est… Monsieur Albert… Comme il me manque ! J’ai une folle envie de le revoir ! J’ai envie de lui écrire et lui parler…

Ne sachant pas où il était, Candy tenta alors d’envoyer la lettre à Lakewood.

***


A Lakewood, Albert reçut une première lettre de Candy et il s’empressa de la lire…

« Paris, le 15 mai 1915
Cher Monsieur Albert,
Je suis bien arrivée en France, à Paris et j’ai commencé mes cours d’infirmière de front le lendemain. Vous savez, j’ai revu une ancienne collègue Flanny Hamilton. Elle a failli de me démasquer !
Je pense encore à Terry, mais je dois l’oublier
car il est avec Susanna Marlowe maintenant…
Par contre, je pense aussi à vous… Vous me manquez tant !
J’ai une folle envie de vous revoir !
J’espère cependant que les autres ne se demandent pas trop où je suis…
Et qu’ils gardent espoir de me revoir un jour…
Avec toute mon affection
Candy »


Albert pensa : Oh Candy ! J’ai moi aussi envie de te revoir! J’ai même envie de te serrer dans mes bras ! J’ai peur pour toi ! Comment as-tu pu partir en France sans avertir qui ce soit ?!

Albert répondit alors à la lettre de Candy.

***


Alex était maintenant au front et il voyait toute l’horreur de cette guerre. Les soldats, les infirmiers, les infirmières et les docteurs mourraient sous les balles ou étaient gravement blessés. Alex travaillait sans relâche pourtant il profitait de ses congés pour rendre visite à tous les hôpitaux afin de retrouver une tierce personne portée disparue depuis le début de la guerre. Le soir, Candy pensait à Albert, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de penser quand même à Terry, le seul homme qu’elle n’avait jamais aimé.

La guerre ne laissait pas beaucoup de repos à tout le monde. Alex eut une éraflure un jour au bras gauche et ce fut Brad qui s’occupa de lui. La véritable identité d’Alex éclata…
Brad était effaré : Mais… Vous êtes…
Candy mit un doigt sur sa propre bouche : Chut ! vous ne devez jamais dévoiler ma véritable identité ! Je suis Alex sur le front !
Brad ne comprit pas : Mais pourquoi cachez-vous ?
Candy dit un peu sèchement : Parce que c’est comme ça ! Alors vous gardez le secret ?
Brad acquiesça : D’accord. Comment vous appelez-vous sinon ?
Candy : Hum ! Je ne vous dirai pas. C’est un top secret.
Brad : Comme vous voudrez.

Et depuis ce jour, Brad fit comme s’il n’avait jamais su qu’Alex était une fille, mais comment résister au charme si naturel de cette belle inconnue ? Le jeune médecin finit par lui faire des avances en dehors de leur travail alors que Candy déclinait à chaque fois. Elle refusait de le laisser pénétrer son cœur. Elle pensait à Terry, mais aussi à Albert.
Candy pensa : Bien que mon cœur soit en cendres, mon esprit ne veut pas lâcher ces douloureux souvenirs…

Elle reçut une lettre qu’elle s’empressa de lire.

« Lakewood, le 15 juin 1915
Ma chère Candy,
Je ne sais par quoi commencer…
Tout est confus ! J’ai peur… Très peur pour toi !
Je pense à toi chaque jour et tu me manques tant !
J’ai envie de te revoir et de te serrer dans mes bras peu importe la situation.
En parlant des autres… Annie, Patty et Archie ont à maintes reprises essayé de savoir où tu es réellement, mais je n’ai point cédé sous leur pression.
Tant que tu m’écriras, je leur dirai que tu vas bien.
Pendant que j’y suis, tu as failli de te fiancer avec Daniel Legrand ! Tu l’as échappé bel ! Ton oncle Wiliam s’était opposé à ta demande.
Tu peux te marier selon ton propre gré.
J’ai une bonne nouvelle pour toi à propos de notre grand ami Terrence. Il a bien repris le théâtre à zéro. Tout semble aller mieux pour lui.
Je pense très fort à toi
Albert »


Candy était contente pour Terry. Elle était aussi rassurée que ses amis ne sachent pas la vérité. Elle répondit à la lettre avant de reprendre son travail.

***


Albert était dans son bureau et tenait dans ses mains une nouvelle lettre de Candy qu’il se mit à lire…

« Paris, le 15 juillet 1915,
Cher Albert,
Je remercie le Grand Oncle William d’avoir annulé mes fiançailles avec Daniel Legrand, mais je ne suis pas prête pour le mariage…
Voyez-vous, je côtoie tous les jours la mort.
En revanche, ne cédez pas sous la pression de Patty, Annie et Archie. Je ne veux pas les inquiéter, mais rassurez-les.
Autre chose, il y a un petit problème au front…
En fait, un certain Brad, médecin du front, vient de découvrir ma véritable identité suite à une éraflure d’une balle.
De plus il ne cesse de me faire des avances que je repousse sans cesse.
J’ai du mal à le supporter car il est trop arrogant et intraitable au travail !
Je compte sur vous et je pense très fort à vous
Avec toute mon affection
Candy »


Albert ne pouvait pas lui en vouloir d’être partie sans rien dire car il la connaissait que trop bien.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:23

Chapitre 5 : Amies pour de bon


Depuis l’arrivée d’Alex, Flanny Hamilton se demandait toujours qui était le jeune infirmier aux tâches de rousseur et aux yeux bleus car son visage lui disait vraiment quelque chose.

Un matin Flanny remit une lettre à Alex qui la mit tout de suite dans sa poche sans la lire. Le jeune infirmier alla continuer son travail. Quand elle put avoir un moment de pause, Candy reprit la lettre de sa poche et s’empressa de la lire…

« Lakewood, le 15 août 1915
Ma chère Candy,
J’aimerai que tu fasses attention à toi car la guerre est dangereux.
En ce qui concerne Terry et Susanna Marlowe, j’ai appris que l’actrice, qui avait perdu une jambe, avait décidé de porter une prothèse.
Elle n’avait rien dit à Terry, mais elle avait suivi un conseil d’une tierce personne qui lui avait dit ses 4 vérités sans la nommer.
Tout le monde se pose en ce moment des questions à ce sujet.
J’aimerai savoir si je peux dire à Annie et à Patty que tu as un prétendant et ce que tu en fais. Est-ce que je peux leur parler de ce cher Brad ?
Tu sais, Annie et Patty me posèrent ces questions sans cesse et je ne sais quoi répondre…
Quant à Archie, il voulait faire un avis de recherche à ton insu…
J’ai très vite annoncé que tu n’en voulais pas ! Ah si tu voyais sa tête ahurie en ce moment même… Je crains qu’il se doute de quelque chose…
Que puis-je faire ? Ne peux-tu pas écrire à tes amis que je remettrai en main propre ? Cela leur ferai bien plaisir.
Prends bien soin de toi et fais attention
Je pense très fort à toi et tu me manques terriblement
Albert »


A peine qu’elle ait terminée sa lecture de la lettre qu’elle vit devant elle Brad. Ce dernier essayait de s’approcher progressivement d’elle, mais Candy restait de glace. Elle s’énerva après lui alors que Flanny passait par là…
Candy dit sèchement : Arrête de faire ce que tu fais, Brad !
Brad était surpris : Mais pourquoi Candy ?

Flanny n’en croyait pas ses oreilles ! Alex était en réalité Candy !
Flanny pensa : Pourquoi Candy est-elle venue ici ? Pourquoi s’est-elle coupée les cheveux ? Pourquoi ?

Trop de questions passaient dans la tête de la froide infirmière, mais aucune réponse ne venait. Elle remarqua que Candy rabrouait sans cesse Brad sans connaître la raison. Elle avait même constaté qu’Alex alias Candy travaillait sérieusement depuis son arrivée. Brad se donna en spectacle…
Brad implora : Candy…
Candy était irritée : Brad, ne m’appelle pas comme ça à tout bout champs ! Il faut que tu t’habitues à m’appeler « Alex » pendant toute la période de guerre ! Même quand il y aurait une fête marquant la fin de la guerre s’il y en a !
Brad était sidéré : Qu’est ce qui t’arrive ?
Candy soupira : Brad, je n’ai pas envie de me marier ni de fonder une famille maintenant. Je ne suis pas prête pour ça. Et puis tu perds ton temps avec moi. J’ai quelqu’un d’autre qui occupe toutes mes pensées.

Brad était vexé par les paroles de Candy, mais il ignorait tout sur elle du côté sentimental. Il ne la connaissait pas si particulièrement, mais l’amour ne se commande pas. Flanny, de son côté, constata qu’Alex alias Candy allait au front avec courage ce qui l’étonna grandement.

***


A Chicago, Les amis de Candy ne cessèrent de demander ses nouvelles à Albert en l’absence des Legrand et de la grande Tante Elroy. Le pauvre chef de famille ne savait pas quoi dire, mais il ne cédait pas. Il n’avouerait jamais où sa protégée était partie.

Rentré à Lakewood, Albert constata qu’il avait une lettre de France. C’était Candy qui avait écrit. Le jeune homme espéra de trouver une lettre pour Annie, Patty et Archie. En ouvrant l’enveloppe, il fut soulagé d’en trouver une. Il se mit alors à lire son courrier à son intention…

« Paris, le 15 août
Cher Monsieur Albert,
Il vaut mieux que vous soyez au courant de la vérité sur cette tierce personne dont parle Susanna Marlowe au cas où les mauvaises langues inventent n’importe quoi…
J’ai rencontré cette actrice à New York le jour où j’allais quitter l’Amérique donc… A votre avis, qui aurait pu lui donner un tel conseil ? Je suis sûre que vous le devineriez facilement !
Eh oui ! C’est bien moi qui avais mis les points sur les « i ». Je suis contente que mes conseils ont porté ses fruits même si ça m’arrache le cœur.
Pour cette histoire de prétendants, je ne vois aucun inconvénient d’en parler à Annie et à Patty, mais il ne faudra pas mentionner leurs nationalités. Je tiens toujours à garder secret où je suis réellement.
En tout cas, merci d’avoir empêché Archie de lancer un avis de recherche à mon insu car s’il apprend la vérité, il aurait crié !
Je ne pourrais pas écrire assez souvent aux autres car je manque énormément de temps à cause de mon travail. Je le fais exceptionnellement pour qu’ils ne vous posent pas trop de questions sans cesse. Comme cela, cela ne vous tracassera pas trop à ce sujet.
Oh si vous saviez que Brad essayait toujours de me séduire… J’ai dû le rabrouer un peu durement. Je ne lui ai pas dit le nom de celui qui occupait toutes mes pensées, mais à vous, je ne pourrais pas mentir. C’est encore un peu confus car je pense non seulement à Terry mais à vous !
Et puis je suppose que vous aviez compris pourquoi je vous demandais des nouvelles de Terry… Et de Susanna…
Sur ce je vous laisse, mais je pense à vous
Bien affectueusement
Candy »


Albert se sentit soulagé, mais il avait bien compris pourquoi Candy voulait avoir des nouvelles de Terry malgré leur rupture.

***


Au front, Alex tenait dans ses bras un blessé. C’était son ancienne collègue Flanny qui était touchée à l’abdomen. Le jeune blond refusait de l’abandonner et il l’amena à l’hôpital où elle travaillait pour la mettre sous le bloc opératoire.

Le docteur Shiver s’en occupa avec l’aide de Michael pour sauver Flanny. Alex retourna à son poste.
Alex pensa : Flanny, tu ne peux pas mourir maintenant ! On a besoin de toi !

Les heures passèrent puis Alex était là quand Flanny se réveilla. La malade vit le jeune homme blond…
Flanny murmura : Alex… Tu es Candy ?
Alex : Chut Flanny. Beaucoup de personnes ne connaissent pas ma véritable identité. J’ai mes raisons, Flanny, de réagir de la sorte. Tu ne pourras reprendre ton service pendant un mois. On aura le temps de discuter toutes les deux.
Flanny soupira : Pourquoi t’obstines-tu à vouloir me sauver ? Je ne dérangerai plus personne ainsi !
Candy dit sèchement : Parce que tu mérites de vivre ! Même si tu as connu tant de malheurs dans ta famille, tu as le droit au bonheur ! Il faut s’entraider tout au long de cette stupide guerre ! Un jour, tu pourras te marier et avoir des enfants donc je t’interdis de dire ça ! Je veux être ton amie, celle que tu n’as jamais eu jusqu’à maintenant !
Flanny était sidérée : Can… Oup ! Alex ! Mais…
Alex sourit : Ne t’en fais pas, je tiens le coup. Tu sais, il y a des moments je voulais te ressembler.
Flanny se récria : C’est plutôt moi qui voulais te ressembler ! Ta joie de vivre, ton sourire, ta compassion… Tu les communiques à tous tes patients ! J’étais jalouse ! Tu étais LA préférée de tous les malades que tu occupais. Je pensais que c’était inutile, mais avec cette guerre, je me suis rendue compte que je me suis trompée. Tu avais raison de profiter de tes congés !
Alex sourit : Il n’est pas trop tard pour te remédier, Flanny…

La jeune fille sauta au cou de Candy et pleura de tout son corps pour se soulager. Elle avait besoin d’une amie comme la « Tache de son ». Plus rien ne les empêchait d’être amies désormais.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyMer 20 Sep - 19:25

Chapitre 6 : Des âmes en peine


A Lakewood, Albert rangea la lettre de sa protégée. Il pensait à elle en se couchant, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir peur pour elle à cause de la guerre.

Le lendemain, il prit les lettres de Candy adressées pour Annie, Archie et Patty puis il se rendit à Chicago. En arrivant au manoir, il entendit les voix des Legrand et de la grande Tante Elroy. Il soupira car il ne pouvait pas donner les lettres aux concernés afin d’éviter que la grande Tante pose des questions et que les Legrand parlent mal de Candy. Il laissa les courriers dans sa poche avant d’entrer dans le salon.

Quand elle le vit entrer dans la pièce, Eliza était attirée par la beauté ou bien par la richesse de son oncle… Impossible de savoir et pourtant… Elle s’était faite une sale réputation et elle était la honte de la famille Legrand. Eliza couchait de gauche à droite depuis son retour du collège Saint Paul. Sarah Legrand et son mari, les parents d’Eliza et de Daniel firent ceux qui ne voyaient pas. La grande Tante Elroy avait vraiment honte de sa nièce et elle regrettait un peu d’avoir été méchante envers Candy.
Elroy pensa : Quand elle reviendra, j’irai m’excuser auprès de Candy… Je me suis trompée sur son compte… Je suis redevable envers elle… Car elle avait hébergé et soigné William quand il était amnésique. Ce n’est pas Eliza qui ferait ça ! Eliza est devenue une personne si peu fréquentable à cause de sa réputation de débauche… Elle ne trouvera certainement jamais de mari… Je dois intervenir pour elle ! Candy trouvera seule son prétendant puisque William m’a ordonnée de ne plus s’en occuper… J’espère qu’Eliza va se calmer dès que j’aurai trouvé un prétendant pour elle…

De son côté, Eliza ne quittait pas des yeux Albert qui allait dire bonjour à Archie, Annie et Patty ainsi à Tante Elroy. Il restait froid et courtois envers les Legrand. Quand Albert allait saluer Eliza, cette dernière ne bougeait pas et le regardait sans cesse…
Eliza pensa : Il est si séduisant. Je me demande quel sont les plaisirs interdits qu’une femme peut connaître dans le lit d’un homme comme lui, si fort et mystérieux. Si seulement il pouvait tomber sous mon charme. Je serai alors Madame William Albert André, épouse d’un des hommes les plus riches du pays. Je pourrais obtenir ma douce vengeance sur Candy pour toutes les choses que cette maudite nous a faites à moi et mon frère. Ce serait merveilleux.

Elle eut un sourire mesquin ce qui n’échappa pas à Albert. Pourtant Eliza ignorait que son oncle avait déjà arrêté son choix sur les femmes et que c’était justement Candy dont il était fou amoureux.

De son côté, Albert détestait ce sourire. Il savait qu’Eliza était la cause des souffrances de celle dont il était tombé amoureux pendant son amnésie. Il avait toujours regretté de n’avoir pas pu éviter à Candy toutes les humiliations qu’elle lui avait fait vivre dans son enfance et son adolescence. C’était pour cette raison qu’il détestait profondément les Legrand.

Avec l’aide de Georges et des amis de ce dernier, Albert avait soigneusement monté un dossier pour mettre fin à leur association avec la compagnie Legrand et Legrand. Il avait même monté un rapport très détaillé sur les agissements des Daniel et d’Eliza. Il voulait que les parents Legrand se rendent compte quel genre d’enfants ils avaient.

Quant à la grande Tante Elroy, elle s’inquiétait du « Qu’en dira-t-on ? » et elle voulait que Candy revienne le plus tôt possible. Elle fit venir Albert auprès d’elle…
Elroy demanda : William, pendant combien de temps Candy va-t-elle être absente ?
Albert répondit sèchement : Ma tante, je vous prie de ne pas vous mêler de la vie privée de Candy ! Je ne sais pas combien de temps elle a besoin pour se changer les idées. (Puis il pensa) Candy… Tu vas rester jusqu’à la fin de la guerre n’est-ce pas ?
Elroy bredouilla : Mais je…
Albert ordonna : ÇA SUFFIT ! Si vous aviez envie de donner votre reconnaissance envers elle pour s’être occupée de moi pendant mon amnésie, faites-la à son retour ! Je ne veux pas la forcer de rentrer immédiatement !
Elroy se résigna : Bien William.

Albert soupira de soulagement, mais il jetait discrètement des regards dédaigneux aux Legrand. Eliza pensa alors qu’Albert venait de succomber à son charme en voyant une certaine lueur dans ses yeux qu’elle définit « Désir » qu’autre chose. Annie et Patty, qui observaient la scène, soupirèrent d’exaspération. Elles n’étaient pas dupes de la mesquinerie de la « charmante » Eliza.

Archie était toujours obsédé par Candy, mais il commença même à regarder Annie depuis qu’il avait appris d’où elle venait avant d’être adoptée par les Brington. Il ignorait où se trouvait son véritable amour car il refusait d’écouter son cœur.

***


Alex était retourné au front, au milieu de la bataille pour soigner des blessés. Malheureusement, il fut touché. On l’amena vite à l’hôpital où il travaillait. Brad et le Docteur Shiver s’occupèrent tout de suite d’Alex. Le médecin en chef découvrit alors que le blessé était en réalité une fille. Il lui extrait la balle qui était logée dans les côtes près du cœur. Ses organes étaient épargnés, mais Candy était malade. Elle gisait entre la vie et la mort. Brad la mit alors dans la même pièce où se trouvait Flanny. Cette dernière palissait à sa vue et elle avait peur de la perdre car elle ne voulait plus se retrouver toute seule… Sans amie.
Flanny pensa : Candy ! Tu ne peux pas mourir maintenant ! Tu ne dois pas abandonner tous ceux que tu aimes ! On a besoin de ta bonne humeur contagieuse ici ! Tu es notre rayon de soleil !

De son côté, Candy luttait entre la vie et la mort car elle voulait revoir Albert et le serrer dans ses bras. Il lui manquait et elle voulait continuer à lui écrire. Leur amitié s’était renforcée depuis qu’ils vivaient ensemble. Pourtant Candy ignorait qu’Albert était amoureux d’elle car elle ne voyait que Terry. Elle voulait aussi revoir Annie, Patty et Archie et s’excuser d’être partie sans dire au revoir. Elle savait qu’elle ne récupérerait jamais Terry, mais elle n’avait pas le droit de se laisser aller car la vie était trop courte.

Candy finit par ouvrir les yeux au grand soulagement de Flanny.
Flanny soupira : Tu m’as fait une peur bleue !
Candy sourit faiblement : Je ne pouvais pas abandonner maintenant… Il y a quelqu’un qui m’attend… Que j’ai envie de revoir…
Flanny fronça les sourcils : Qui ?
Candy : Quelqu’un que tu n’as jamais connu.

Flanny soupira de soulagement. Elle avait cru un instant que Candy allait dire « Terry » sans savoir que son amie avait rompu avec le jeune acteur.

Le docteur Shiver, un homme marié et d’une quarantaine d’années vint vérifier l’état de Candy.
Shiver demanda : Comment vous appelez-vous en réalité Alex ?
Candy : Candice Neige André, mais tout le monde m’appelle Candy.
Shiver : Pourquoi faites vous passer pour un garçon ?
Candy : Pour des raison de sécurité envers ma famille adoptive. Je tiens à ce que mon secret soit gardé.
Shiver sourit : D’accord, je continuerai à vous appeler « Alex ».
Candy : Merci.
Shiver : Lorsque tu seras capable de te lever, j’aimerai que tu prennes quelques semaines de repos. Tu as trop travaillé sans relâche. Cela te fera du bien. Toi aussi Flanny.

Les deux amies étaient heureuses d’avoir des jours de congés malgré la guerre. Candy devait continuer ses recherches sur une tierce personne qui avait disparu. Elle voulait la retrouver pour rectifier l’erreur : Sa mort puisqu’on n’avait pas retrouvé son corps. Il y avait dans ce cas-là toujours de l’espoir.

***


De son côté, Terry continuait à progresser pour retrouver sa place dans le monde du théâtre. Il était soutenu par la belle Susanna Marlowe. Terry ne pensait qu’à Candy au grand désespoir de sa compagne.

Ces derniers temps, Terry venait d’apprendre que Candy était partie sans laisser d’adresse… Envolée alors qu’on était en pleine guerre… Il voulait avoir ses nouvelles et la retrouver, mais il ne pouvait rien faire à cause de son devoir et ses obligations envers Susanna. Il était résigné de vivre sans son âme sœur.

Il rendait visite à sa mère Eleonor Baker avec qui il pouvait parler de Candy sans se sentir coupable. Eleonor était résignée d’avoir Susanna comme future belle-fille à la place de Candy.

***


A Chicago, Albert était exaspéré de l’attitude d’Eliza. Il la haïssait et ne lui cachait pas ce sentiment. Eliza pensait au contraire que son oncle l’aimait profondément et qu’il était plutôt timide puisqu’il n’osait pas faire le premier pas. Eliza ne se rendait pas compte qu’elle était repoussante avec sa méchanceté et elle était jalouse de Candy qui était la bonté même.

En fin d’après midi, Eliza et Daniel rentraient chez eux tandis que la grande Tante Elroy se retirait dans ses appartements. Albert retenait encore Annie, Patty et Archie pour leur donner les lettres de Candy.
Albert dit : Candy manque énormément de temps pour vous écrire. Je pense qu’elle vous le dira dans votre courrier. Si vous voulez lui répondre, vous me feriez passer vos lettres et je m’occuperai de l’envoi.
Archie demanda : Mais pourquoi ne pas nous donner l’adresse ?
Albert dit un peu sèchement : Il n’en est pas question ! Respectez Candy ! Elle tient à ce que ses destinations restent secrètes.

Résignés, Annie, Archie et Patty se contentèrent d’hocher la tête. Albert quitta le manoir et retourna à Lakewood. Archie laissa la lecture à Annie qui commença à haute voix…

« Ma chère Annie,
Je suis sincèrement désolée d’être partie sans rien dire à personne, mais j’ai besoin de m’éloigner. Accepte ma décision et de ne pas faire un avis de recherche.
Ne t’en fais pas pour moi, mais ne fais pas trop de pression sur Monsieur Albert pour avoir mes nouvelles. Il donnera en temps voulu. Je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps pour vous écrire tous alors contente-toi de ce que dira Monsieur Albert. Je suis au courant des faits et gestes par lui.
Annie, si tu te marries un jour, ne m’attends pas pour épouser ton futur homme car mon absence sera longue… Très longue…
Bien amicalement
Candy »


Patty prit la relève…

« Ma chère Patty,
Toi non plus, ne fais pas trop de pression sur Monsieur Albert et contente-toi de ses paroles.
Ah oui j’ai oublié de dire à Annie que je rabroue sans cesse mes prétendants. Je ne suis pas prête pour le mariage.
Patty, je sais que tu te remets doucement de la mort d’Alistair, mais je te demande de garder espoir tout au fond de toi. J’espère que tu retrouveras ta joie de vivre.
Bien affectueusement
Candy »


Archie fut le dernier à lire sa lettre car il était avant tout un gentleman…

« Cher Archie,
J’aimerai que tu veilles sur Annie sinon tu auras affaire à moi à mon retour.
Il faut que tu saches que tu n’es qu’un ami pour moi et que ça n’ira pas plus loin.
Regarde autour de toi, une seule personne t’aime comme j’aime Terry.
J’espère que tu me comprendras et que tu écouteras ton cœur. Je ne suis pas celle que tu aimes réellement.
Bien affectueusement
Candy »


Archie pensa : Candy ! Tu rejettes mes sentiments ?! Tu veux que je sois avec Annie ?! Tu penses encore à ce Grandchester ?!

A Lakewood, Albert savait que Candy pensait toujours à Terry, mais il savait aussi qu’elle pensait à lui.

***


Flanny demanda : Candy, et ce jeune aristocrate anglais ?
Candy aborda un air triste : C’est fini, Flanny. J’ai rompu avec lui… Ce qui explique ma présence ici. J’essaye de l’oublier même si je risque ma vie.
Flanny était surprise : Mais qu’est-ce qu’il s’était passé ?

Candy lui raconta ce qu’il s’était passé quand elle était à New York…
Flanny se récria : QUOI ?! Sacrifiée, toi ?! Tu es trop bonne, Candy ! Tu penses au bonheur des autres avant le tien !
Candy soupira tristement : Flanny, je n’avais pas réussi demander à Susanna de ne pas me prendre Terry…
Flanny se récria : Susanna est une égoïste ! Une enfant gâtée ! Elle aurait dû te laisser Terry parce que tu lui as sauvé la vie ! Normalement vous deviez être quittes ! Quand Susanna n’a pas ce qu’elle veut, elle devait se contenter de ce qu’elle a !
Candy : Flanny, ce n’est pas la peine. J’étais retournée à Chicago retrouver celui qui m’avait jadis sauvé la vie de la noyade. Il m’a consolée et il m’a toujours soutenue.
Flanny était surprise : Ah ? Et qui est-il ?
Candy sourit : C’est une personne sur qui je peux compter. C’est Monsieur Albert. Il était amnésique quand j’ai habité dans un appartement avant que j’aille à New York. Je l’ai rejoint après ma rupture avec Terry. Il est le seul qui me comprend, qui me connaît mieux et qui m’apaise le cœur meurtri.
Candy pensa : Oh Monsieur Albert… j’aurai aimé vous voir, mais je dois continuer mes recherches…
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:36

Chapitre 7 : Le secret de Candy


Le lendemain, Albert arriva à Chicago. Il apprit par Annie et Patty que Candy venait de repousser les sentiments d’Archie. Ce dernier devait accepter ce refus et écouter complètement son cœur. Albert, Annie et Patty étaient au salon quand Archie arriva.
Annie demanda : Alors Monsieur Albert… Que fait Candy de ses prétendants ?
Albert : Elle les rabroue sans cesse. Il y en a même un qui insiste beaucoup.
Patty : Elle est encore très attachée à Terry…
Archie : Ce Grandchester ne se rend même pas compte de la chance qu’il a !
Albert était en colère : Tu te trompes Archie ! Ce n’est pas bien de dire du mal d’un de mes amis ! Terry n’avait pas eu le choix ! Il a rompu sous la pression de Mme Marlowe ! Et si je sais tout ça, c’est parce que Candy m’en a parlé.

Archie ne disait rien. Soudain des personnes entrèrent dans le salon : C’était les Legrand et la grande Tante Elroy. A son arrivée, Eliza fit des yeux doux à Albert, mais le jeune blond ne lui accorda pas un seul regard. Eliza était déçue, mais elle n’abandonnait pas.

***


Candy venait de recevoir une lettre d’Albert qu’elle s’empressa de lire…

« Lakewood, le 1er septembre 1915
Ma chère Candy,
Oh si tu savais que la grande Tante Elroy voulait savoir combien de temps tu allais être absente… Ne t’en fais pas, elle ne saura rien du tout.
J’ai cependant une bonne nouvelle à t’annoncer qui n’a rien à voir avec Terry et Susanna… Car cela concerne les Legrand…
J’ai soigneusement monté un dossier pour mettre fin à notre association avec la compagnie Legrand & Legrand. J’ai même monté un rapport très détaillé sur les agissements et les fréquentations de Daniel et d’Eliza afin de protéger notre fortune. On n’aura plus à les supporter lors des soirées mondaines à l’avenir. Je ferai signer ces papiers un peu avant que Daniel n’atteigne ses 21 ans.
Tu sais, j’ai constaté qu’Eliza Legrand voudrait que je succombe à son « charme »…
Oh si tu savais que je la déteste profondément à faire son numéro… Jamais je n’oublierai toutes les humiliations que tu avais subies par leur faute !
Tu sais, Eliza s’est faite une réputation de femme facile ! Elle couchait de gauche à droite depuis son retour du collège Saint Paul sans se soucier de « Qu’en dira-t-on ? » !
J’ai cependant bien compris pourquoi tu veux avoir des nouvelles de Terry et de Susanna…
Tu sais, le deuil se fera en son temps et surtout si tu te décides toute seule de tirer un trait sur ton passé. Personne ne pourra faire à ta place !
Je t’embrasse et tu me manques tant !
Je pense à toi et fais très attention à toi
Albert »


Candy se sentait toujours apaisée quand elle lisait une lettre d’Albert. La jeune fille et Flanny étaient toutes les deux remises de leurs blessures. Le docteur Shiver leur donna son accord pour être en permission jusqu’à nouvel ordre. Les deux filles étaient ravies.
Flanny demanda : Où vas-tu aller ? Vas-tu rendre visite à ton père adoptif ?
Candy soupira : Non, pas vraiment…
Flanny était surprise : Pourquoi ?
Candy avoua : Tu sais, Flanny… Je suis partie de l’Amérique sans avoir averti qui ce soit. Il n’y a que Monsieur Albert qui est au courant grâce à mon courrier.
Flanny demanda : Mais où vas-tu aller ?
Candy : Je reste dans le pays.
Flanny fronça les sourcils : Mais pourquoi ?
Candy se confia : Je cherche une personne portée disparue en avion. Personne n’a trouvé son corps alors je veux mener ma petite enquête pour la retrouver et la ramener en Amérique.
Flanny : Ah, D’accord.
Candy demanda : Et toi ? Que vas-tu faire ?
Flanny : Je pense rentrer en Amérique rendre visite à ma famille…
Candy : C’est une bonne idée, Flanny.
Flanny demanda : Tu es sûre que tu n’auras pas besoin d’aide ?
Candy : Flanny, je me suis toujours débrouillée toute seule, mais c’est toi qui décides si tu veux m’accompagner ou non.
Flanny : Je pense que je vais quand même aller en Amérique…
Candy : Je le pense aussi. Je serai trop occupée pour prendre du temps.
Flanny : A bientôt Candy.
Candy : A bientôt Flanny.

Les deux filles allèrent se préparer chacune leur côté. Candy se recoupa les cheveux qui avait poussés à la garçonne. Flanny prit le bateau qui l’amena en Amérique tandis que Candy commença ses recherches minutieusement dans tous les campements des blessés, des hôpitaux et des cliniques. Le docteur Shiver était au courant des agissements de Candy.

***


A New York, Terry ne cessait de penser à Candy et il savait qu’il ne devait plus le faire pour ne pas blesser Susanna. Cette dernière n’était pas dupe, mais elle s’en fichait complètement. Tant que Candy les laissait tranquille, elle était ravie d’avoir Terry à ses côtés.

Susanna ignorait pourtant où était partie sa rivale et elle ne pouvait pas imaginer le danger qu’elle courrait à cause de la guerre…
Susanna pensa : Je me demande bien où il allait ce garçon qui ressemblait tant à Candy…

Terry était au théâtre en train de répéter un rôle puis il prit un moment de pause. Il alla prendre l’air, mais il était perdu dans ses pensées. Il pensait à sa « Tâche de son ».
Terry pensa : Candy… Tu as même failli de te fiancer avec ce détestable Daniel Legrand ! Tu as eu de la chance que tu n’y étais pas à ces fiançailles d’enfer ! J’ai même appris que Monsieur Albert était le milliardaire de Chicago William Albert André ! Où es-tu, Candy ? Pourquoi as-tu disparu soudainement sans laisser d’adresse ? Pourquoi as-tu fait ça ? Je ne dois plus penser à elle ! Je dois remplir mon devoir envers Susanna ! Mais je ne pourrai jamais l’aimer comme j’ai aimé Candy !

Le jeune aristocrate anglais avait l’âme en peine et ne savait plus quoi faire. Lorsqu’il termina son travail, il ne voulut pas rentrer tout de suite chez lui où Susanna l’attendait. Il marcha pendant longtemps puis il s’arrêta devant une église. Mû par une force invisible il entra dans la pièce puis il alla au devant de l’autel. Il s’installa à une place et se mit à prier… Prier longuement…

Terry cherchait un paix intérieure car il s’en voulait d’avoir laissé partir Candy. Il ne pouvait plus rien faire. Il était divisé entre une femme qu’il aimait profondément et une autre qu’il n’aimait pas.
Terry pensa : Si je trouve cette paix en moi, je pourrais peut-être apprendre à aimer Susanna… Et oublier Candy… Tourner la page… Cesser de vivre dans mon passé…
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:37

Chapitre 8 : Candy reprend ses recherches


Albert assista à un des bals interminables qu’il détestait énormément. Il était heureusement accompagné de Patty, d’Annie et d’Archie. Il ne fut pas seul une seule minute car Patty lui tenait compagnie, histoire de protéger de la douzaine de femmes frivoles qui tournaient sans cesse autour à cause de sa grosse fortune ou de son charme. Il dansait avec Patty qui acceptait sans grande enthousiasme. La jeune brune pensait encore à Alistair, présumé mort en guerre.

Archie se remettait doucement du rejet de Candy, mais il commençait à courtiser Annie qui était maintenant aux anges. Albert commençait à s’ennuyer énormément et décida d’aller dans une pièce bien calme.

Dans la salle de fête, Eliza Legrand dansait et s’amusait à flirter quand elle vit son oncle se faufiler. Elle le suivit et entra dans la pièce où Albert venait de trouver refuge. Ce dernier était surpris de voir celle qu’il n’aimait pas dans la pièce.
Eliza demanda d’une voix mielleuse : Pourquoi privez-vous de votre présence dans la salle de fête ?
Albert : De quoi je me mêle ? Et puis qu’est-ce que tu veux, Eliza ?
Eliza dit mielleusement : Je pourrais mieux vous tenir compagnie… Ou plutôt vous montrer ce qu’une femme pouvait offrir à un homme tel que vous… Pas comme cette mijaurée de Candy…

Albert était surpris et complètement dégoûté. Il méprisait Eliza et détestait qu’elle traite Candy de mijaurée !
Albert lui dit avec dédain : Tu rêves, ma parole ! Je ferai celui qui n’avait rien entendu de tes insinuations ! Oh si tu savais que tu m’inspires dans mon cœur une grande pitié et un profond mépris ! Tu ne vaux même pas Candy qui est pure ! Elle est un ange ! Tu es une sale égoïste qui ne pense qu’à sa propre personne au lieu de penser aux autres !

Sur ce, Albert quitta la pièce en laissant une Eliza complètement ébahie. Folle de rage, la jeune fille quitta la pièce et retourna dans la salle de bal pour s’amuser et trouver un prétendant pour coucher avec lui.
Eliza pensa : Maudite sois-tu, Candy ! Pourquoi ça retombe toujours sur tes pieds ?!

Ayant marre de rester à ce bal, Albert rentra chez lui. Il alla dans la bibliothèque et trouva une lettre de Candy sur son bureau qu’il s’empressa de lire…

« Paris, le 20 septembre 1915
Cher Monsieur Albert
J’ai été touchée par une balle et j’ai manqué de mourir. La balle était logée dans les côtes près du cœur. Finalement, j’ai pu m’en sortir et je suis en bonne santé. J’ai lutté entre la vie et la mort en pensant à toi car j’ai tant envie de te revoir malgré la distance.
Je suis rassurée que la grande Tante Elroy ne sache pas où je suis. Et j’y tiens toujours !
Tu dis que tu vas mettre fin à notre association avec la compagnie Legrand & Legrand ? Je serai très heureuse de ne plus supporter Eliza et Daniel Legrand !
D’ailleurs, fais très attention à toi, Monsieur Albert ! Eliza est capable de tout !
Je suis cependant surprise d’apprendre qu’Eliza s’est faite une réputation de femme facile ! Quelle horreur ! Elle devait avoir honte ! Mais impossible de faire comprendre à Eliza que c’est mal ! Elle s’en ficherait !
En effet, tu as parfaitement compris la raison pourquoi je voulais avoir des nouvelles de Terry et de Susanna. Je ne suis pas prête de les revoir en ce moment, mais je suis sûre que dès que j’aurai fait mon deuil, je pourrais les rencontrer sans que ça soit si douloureux.
Tu sais, j’ai toujours Brad qui ne cesse de me demander de sortir avec lui. Je passe mon temps à le repousser !
Je ne pourrais pas venir pendant ma permission en Amérique car j’ai quelque chose à faire de très important. Je dois le faire alors j’espère que tu me comprendras…
Je t’embrasse et je pense à toi.
Candy »


Albert pensa : Oh Candy ! Fais attention à toi à l’avenir ! Je ne veux pas te perdre ! J’aimerai rattraper le temps perdu à ton retour ! Mais de quelle chose si importante parles-tu Candy ? J’aurai tant aimé te voir et te serrer dans mes bras…

***


Terry essayait d’aimer Susanna de toutes ses forces, mais ne parvenait pas. C’était pourquoi, il s’était retrouvé dans une église en train de prier longuement.

Quand il sut qu’il était apaisé, il rentra chez lui et trouva Susanna endormie sur le canapé. Il lui mit une couverture et alla se coucher à son tour.
Terry pensa : Je suis soulagé et je sens une paix en moi, mais je ne trouve toujours pas ma voie… La guerre fait toujours ravage, mais je ne peux m’absenter pour le moment à cause des répétitions et de ma prochaine tournée… Et si je commençais à apprendre à aimer Susanna même si ce ne sera jamais comme j’ai aimé Candy ?

De son côté, Susanna dormait encore sur le canapé. Elle rêvait que Terry lui fasse la demande en mariage et qu’il lui fasse un enfant.
Susanna pensa : Je ne dois plus m’inquiéter ! Candy est loin maintenant et rien ne m’empêchera d’épouser Terry. Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que Terry l’oublie ? Pourtant je savais qu’il ne m’aimait pas et qu’il ne l’oublierait jamais

Eleonor Baker savait que son fils n’était pas heureux avec Susanna, mais elle espérait qu’il trouverait la force de supporter le sacrifice. Elle s’inquiétait pour lui et elle n’avait plus de nouvelles de Candy « portée disparue ».

***


Candy avait visité tous les hôpitaux sans succès. Elle commença à visiter tous les cliniques minutieusement. Les recherches étaient longues et fatigantes. Elle alla dans un hôtel pour passer la nuit selon ses moyens.

Le lendemain, Candy reprit ses recherches. A midi, elle s’arrêta pour aller manger. Soudain un objet lancé atterrit sur la table de Candy. Cette dernière avait le cœur qui battait à tout rompre car elle venait de reconnaître l’écusson ave un « A » au milieu. C’était l’emblème de la famille André !

Candy se remit alors à ses recherches jusqu’au soir sans succès. Elle alla dans un second hôtel pour la nuit.

***


Archie, Annie et Patty se voyaient tous les jours, mais il devaient supporter les Legrand. Archie commençait surtout à comprendre son cœur : Il était amoureux d’Annie et non de Candy.

De son côté, Albert s’ennuyait beaucoup. Il pensait énormément à Candy et il s’inquiétait pour elle à cause de la guerre. Il n’eut plus de nouvelles de Candy depuis son dernier envoi du courrier et il commençait à s’inquiéter. Il savait qu’elle avait quelque chose à faire de très important, mais il ignorait de quoi il s’agissait. Il avait tellement envie de la voir et de la serrer dans ses bras, mais il ne pouvait pas s’absenter à cause de ses responsabilités.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:39

Sans vouloir vexer, j’ai pris un peu d’appui sur les fics de Gentillefille que j’ai beaucoup aimé. Et par rapport à l’ancienne, j’essaye de m’éloigner le plus possible pour que ça soit à ma manière. Ne soyez pas trop dur avec moi…


Chapitre 9 : Alistair est vivant


Annie, Archie et Patty étaient au manoir de Chicago en train de supporter les Legrand. Eliza n’avait pas changé et elle continuait de faire l’amour de gauche à droite. Daniel, lui, ne s’était pas remis du refus qu’il avait subi. Il voulait Candy coûte que coûte. En attendant de son retour, il était en train de boire de l’alcool et de se droguer. Mr et Mme Legrand ne se rendaient pas compte du problème de leur fils, mais Albert en était conscient. Il le mit dans un centre de désintoxication dans le plus grand secret.

Cependant Albert était toujours amoureux de Candy et refusait de regarder une autre femme au grand désespoir de la grande Tante Elroy. Cette dernière se souciait du « Qu’en dira-t-on ? » sans cesse.

***


Après son petit déjeuner, Candy continuait sa recherche dans tous les cliniques non visités minutieusement. Elle arriva dans une infirmerie qu’elle se mit à visiter comme à son habitude. Une jeune infirmière l’intercepta…
Candy : Avez-vous des américains ?
L’infirmière : Oui bien sûr. Vous cherchez une personne ?
Candy : Oui, il s’agit de mon cousin, porté disparu depuis l’accident de l’avion.
L’infirmière : Justement il y en a qui ont été des aviateurs. Suivez-moi.

Candy suivit l’infirmière qui l’amena dans une chambre. Le malade était tout seul et il parlait des inventions qu’il aimerait faire ainsi de Patty.
L’infirmière : Nous l’avons mis seul dans la chambre parce qu’il parlait trop.
Candy : Je comprends.
L’infirmière : Allez y.

Candy entra dans la pièce sans bruit et écoutait la voix d’Alistair parler sans cesse. Son cœur bondit dans sa poitrine en reconnaissant le jeune homme que tout la famille André croyait mort. Elle s’approcha du lit…
Candy murmura : Alistair ?

Les yeux arrondis de surprise, le malade tourna la tête vers la voix qu’il aurait reconnu entre mille.
Alistair : Can… CANDY !
Candy pleurait: Oh Alistair ! Tu es vivant !
Alistair : Candy, qu’est-ce que tu fais ici ? J’allais revenir…
Candy : Idiot ! Tout le monde te croyait mort ! Même ta chère Patty qui a failli de se suicider !
Alistair : Oh mon dieu…
Candy : Il faut que tu rentres et que tu rectifies.
Alistair : Enfin ! Fini le trou noir !
Candy sourit : En effet.

Candy fit des papiers pour qu’Alistair quitte la clinique le jour même. Puis ils retournèrent dans l’hôpital où travaillait Candy en tant « Alex ».

***


Terry avait changé depuis qu’il avait prié dans une église. Il était devenu plus gentil avec Susanna et s’inquiétait pour elle. Il ne lui donna cependant pas son cœur puisqu’on ne pouvait pas aimer du jour au lendemain une femme qui n’était pas son âme sœur. Sa compagne était aux anges, mais cela ne lui suffisait pas. Elle voulait plus que ça.

Ce jour-là, Terry était chez sa mère. Il était en train de manger avec elle…
Eleonor : Terry, tu vas mieux ?
Terry : Je me sens en paix avec moi-même. Susanna ne remplacera jamais Candy.
Eleonor : Je sais, mais tu peux apprendre à l’aimer d’une manière différente. Ton cœur appartiendra pour toujours à Candy. Tu pourrais éprouver de la tendresse envers Susanna. Elle t’aime assez pour deux.
Terry : Je sais, mais je dois avant trouver ma voie…
Eleonor : Dans combien de temps ?
Terry : Quand j’aurai terminé les représentations. Maman, n’en parle pas à Susanna. Je le ferai moi-même.
Eleonor : D’accord Terry.

Le soir, Terry rentra après son travail chez lui. Susanna l’attendait.
Susanna : Terry, tu as bien répété ?
Terry : Oui, mais tu attends quoi pour retourner sur le plateau ?
Susanna : Mais je…
Terry : Tu le peux !
Susanna : Je veux être avec toi !
Terry : Susanna, tu veux arrêter de faire l’enfant gâtée ?

La jeune actrice ne répondit pas. Elle se contenta d’essayer de se comporter comme une femme adulte pour lui.

***


Lorsqu’elle n’était pas sur le front, Candy ne lâchait pas d’une semelle Alistair. Elle était très heureuse de le retrouver.
Alistair demanda : Comment va Terry ?
Candy : … C’est fini entre Terry et moi…
Alistair était ahuri : QUOI ?! Mais que s’est-il passé ?
Candy murmura : Susanna Marlowe…
Alistair : Elle t’a volé Terry ?
Candy : Ce n’est pas vraiment ce qu’il s’était passé…
Alistair : Explique-moi.

Candy lui raconta ce qu’il s’était passé réellement à New York. Alistair n’en revenait pas, mais il en voulait à Terry d’avoir brisé le cœur de sa chère cousine. Il connaissait suffisamment Candy et il savait qu’elle était trop bonne. Elle avait toujours pensé aux autres avant elle et elle s’était sacrifiée en dépit de ses sentiments. Alistair serra sa cousine dans ses bras pour la consoler.
Alisair : Mais dis-moi Candy, pourquoi t’es-tu coupé les cheveux ?
Candy était gênée : Parce que… Je ne suis plus en Amérique… Je suis devenue « Alex » infirmier de front à la croix rouge.
Alistair s’écria : QUOI ?! MAIS CE N’EST PAS TA PLACE !
Candy répliqua : Et tu crois que c’est aussi ton destin ?

Alistair ne répondit pas : Candy avait raison.
Candy supplia : Alistair… Essaye de comprendre… J’ai besoin de ce changement radical… J’ai besoin d’oublier cette rupture… Je suis partie depuis mi-avril sans rien dire à personne, mais j’ai ainsi échappé aux fiançailles d’enfer avec Daniel Legrand.
Alistair était sidéré : Hein ?! Tu as failli te fiancer à Daniel ?!
Candy sourit : Oui, mais je n’étais heureusement pas là ! C’est Monsieur Albert qui s’était occupé pour annuler ces fiançailles.
Alistair : Ouah ! Dis Candy… Comment sais-tu tout ça ?
Candy : Je corresponds uniquement avec lui car il est le seul à savoir où je suis en réalité.
Alistair : Oh je vois. Tu ne tiens pas à ce que les autres soient au courant…
Candy : Plus particulièrement les Legrand. Tu sais qu’Eliza serait contente de savoir que c’est fini entre Terry et moi…
Alistair : Elle n’a pas changé d’un iota !
Candy : C’est vrai.

Candy et Alistair éclatèrent de rire.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:42

Chapitre 10 : Candy fait la mystérieuse


Le 30 décembre 1915, Candy était arrivée à Paris avec Alistair. Ce dernier se retrouva dans l’hôpital où travaillait sa cousine pour passer des examens. De son côté, Candy avait en main la lettre de Monsieur Albert qu’elle avait reçu pendant son absence. Elle s’occupa de son cousin puis quand elle eut fini, elle alla lire la lettre d’Albert…

« Lakewood, le 15 octobre 1915,
Ma chère Candy,
Je t’en prie, fais attention à l’avenir car j’aimerai vraiment qu’on rattrape le temps perdu à cause de la guerre. Et surtout je ne veux pas te perdre…
Je me demande quelle chose si importante parles-tu ?
Tu sais, je regrette sincèrement que tu ne sois pas là car j’ai assisté à un des bals interminables que je déteste énormément. J’étais venu avec Patty afin que je sois protégé des femmes qui n’avaient qu’après ma fortune !
Et puis Eliza insinuait beaucoup !
Oh si tu savais le dégoût qu’elle m’inspirait ! On aurait ri ensemble !
Je t’embrasse et je pense à toi
Albert »


Quant à Brad, il était jaloux d’Alistair car il était amoureux de Candy…
Brad pensa : Qui est-il cet homme pour Candy ?

Brad alla voir Candy qui était en compagnie d’Alistair le lendemain. Flanny y était elle-aussi pour l’aider à s’occuper du malade qui était seul dans une chambre…
Brad demanda : Candy, veux-tu venir chez mes parents pour cette fête de Jour de l’An ?
Candy était agacée : Quand vas-tu comprendre que je ne veux pas de toi ? Je préfère de passer mon Jour de l’An avec Alistair ! Et puis j’ai quelqu’un d’autre dans mon cœur !
Brad insista : Mais Candy… Veux-tu m’épouser ?
Candy était sèche : Non ! Jamais de la vie !
Brad : Mais Can…
Alistair intervient : Arrête ! Quand elle ne veut pas, tu dois respecter son choix !
Flanny ajouta : Elle n’est pas prête pour une nouvelle relation !

Le jeune médecin s’en alla en laissant les deux cousins et Flanny ensemble.
Flanny : Je vais vous laisser.

L’infirmière quitta à son tour la pièce. Alistair ne disait rien, mais il ne comprenait pas pourquoi Candy ne voulait pas de Brad alors qu’elle avait une chance de refaire sa vie.
Alistair demanda : Pourquoi refuses-tu ?
Candy soupira : Alistair, je me suis très mal remise de ma rupture avec Terry. J’ai besoin de temps puis j’ai envie de revoir une personne auquel je tiens le plus. Je n’ai pas le cœur à penser à refaire ma vie…
Alistair se résigna : D’accord Candy.

La soirée se passa bien entre Alistair et Candy même en pleine guerre.

***


Albert s’ennuyait beaucoup sans sa Candy. Soudain il vit sur son bureau une lettre qui venait de France. Avec hâte, il l’ouvrit et se mit à lire…

« Paris, le 1er janvier 1916,
Cher Monsieur Albert,
Je souhaite à tout le monde une bonne année et une bonne santé.
La chose importante que j’avais à faire sera de retour en Amérique sous peu alors sois patient car c’est une surprise.
Tu dis qu’Eliza insinuait beaucoup ? Tu ne voulais pas dire qu’elle essayait de te draguer ?
Elle a vraiment du culot ! Elle disait que c’est moi qui courrais après les garçons les plus riches sous mes airs de sainte nitouche !
Et pour finir, Brad m’a demandé en mariage. Je l’ai bien sûr refusé.
Je t’embrasse et je pense à toi
Candy »


Albert pensa : Une surprise ?! Ce ne serait pas… ?!

Albert rangea la lettre de sa protégée dans ses affaires puis il alla au salon où il trouva tout le monde. Les Legrand y étaient eux aussi.

***


Terry finit par demander en mariage Susanna. Cette dernière était si heureuse que son rêve devint réalité. Pourtant le jeune aristocrate n’était pas prêt à fixer la date définitive de son union avec celle qu’il n’aimait pas si particulièrement. Susanna était maintenant fiancée à celui qu’elle chérissait. Le secret de ces fiançailles fut gardé.

***


La guerre continuait à faire ravage. Candy et Flanny étaient sur le front sous les balles pour soigner les blessés. Malgré cette horreur, Candy continuait à repousser les avances de Brad et refusait catégoriquement sa demande en mariage. Alistair ne disait rien, mais il se demandait qui était la personne à part Terry qui occupait toutes les pensées de Candy. Il avait appris qu’Archie avait fini par réaliser qu’il était amoureux d’Annie et non de Candy.
Alistair pensa : Tu en as mis du temps Archie. Je suis sûr que tu seras heureux avec Annie. Oh Patty… Tu me manques !

Quand Candy allait sur le front sons le nom d’Alex, Alistair priait pour qu’aucun malheur n’arrive à sa cousine. Il était soulagé en la voyant revenir saine et sauve. Candy reçut une nouvelle lettre d’Albert qu’elle se mit à lire avec impatience…

« Lakewood, le 20 janvier 1916
Ma chère Candy,
Nous te souhaitons une bonne année et une bonne santé avec retard.
On pense tous à toi.
Si c’est une surprise pour tout le monde alors on attendra.
A propos d’Eliza, tu sais fort bien que c’est elle qui court après tous les garçons riches.
Tu n’es et tu ne seras jamais comme Eliza ! Je me souviens très bien qu’on vivait sous ton salaire et non sur l’argent que l’Oncle William t’a laissé à ton intention.
Tu verras, un jour je lui ferai regretter ses paroles,
mais je tiens à ce que tu sois là pour ça.
Je suis content que tu n’aies pas accepté la demande en mariage de ce Brad.
Prends ton temps.
Je t’embrasse et je pense à toi
Albert »


La jeune fille était toujours apaisée et heureuse quand elle lisait une lettre d’Albert. Alistair, lui, était impatient de rentrer en Amérique car il regrettait de n’avoir jamais dit à Patty qu’il l’aimait à la folie. Il se promit de rattraper à son retour.

***


Eliza essayait toujours d’attirer son oncle dans ses filets sans aucun succès. Albert était tellement amoureux de Candy qu’il ne regardait aucune autre femme. La douanière essayait de présenter les meilleures filles célibataires de bonne famille à William. Ce dernier les chassait sans faire plus ample connaissance avec elles. Albert était trop attaché à Candy et il ne voulait pas la faire souffrir. Il voulait trouver son bonheur avec elle.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:46

Chapitre 11 : La surprise d’Alex alias Candy


Brad ne s’était pas remis du refus de celle qu’il voulait épouser. Il examina Alistair et lui annonça qu’il pouvait rentrer en Amérique à la grande joie de Candy. L’inventeur ne voulait pas laisser sa cousine en France au milieu de cette horrible guerre. Il lui demanda alors de rentrer avec lui.
Candy lui dit fermement : Non Alistair, je ne peux rentrer avec toi parce que personne ne savait que j’étais partie ici. J’avais seulement laissé un mot à Monsieur Albert alors je te demande de garder le secret. N’oublie pas que je me suis enregistrée sous le nom d’Alex. Tu comprends, je ne veux pas inquiéter les autres.
Alistair : Je comprends, mais comment aurais-je tes nouvelles ?
Candy : Par Monsieur Albert. Tu sais bien que je lui écris.
Alistair : Et si un jour tu reviens en permission ?
Candy : Ecoute Alistair. Si je suis blessée, je ne me montrerai pas. Seul Monsieur Albert aura ma visite. Je ne veux pas prendre le risque que les autres sachent la vérité.
Alistair : D’accord Candy. Je ferai comme si je ne t’avais pas vu et je leur parlerai d’Alex uniquement sans donner trop de détails. Je me contenterai de ce que dira Monsieur Albert.
Candy : Ce sera mieux.
Alistair : Je parie qu’Eliza ramène toujours !
Candy : En effet !

Pendant ce temps, le docteur Shiver constata que Brad écoutait derrière la porte au lieu de s’occuper des patients blessés. Il détestait les gens qui violaient l’intimité des autres. Il avait cependant un gros avantage par rapport aux autres : Il connaissait Brad depuis que ce dernier était entré en stage dans cet hôpital car c’était lui qui l’avait formé.

***


Brad était un jeune homme arrogant, violent qu’avec toutes les personne de son sexe opposé, prétentieux, menteur et manipulateur. Il était capable de conditionner chaque fille qui vivait avec lui en lui interdisant toute sortie et tout travail. Il l’enfermait dans la maison avec des fenêtres closes. Il était un vrai play-boy et un véritable tortionnaire. Il était expert de mettre chaque fille dans son lit et d’en abuser toute la nuit avec violence pour la rejeter ensuite après avoir réussi de voler la virginité. Il haïssait les refus et devenait très collant jusqu’à l’obtention de ce qu’il voulait. Pour lui, ce n’était qu’un amusement sans valeur et il ne prenait jamais en charge sa paternité en laissant la femme se débrouiller seule avec le bébé.

***


Le docteur Shiver avait déjà vu plusieurs filles malheureuses, maltraitées et enceintes par Brad. Il refusait que ce jeune garnement fasse la vie de Candy un enfer. Il s’arrangeait de lui donner que des patients masculins et il se promit qu’après la guerre, il l’enfermerait dans un centre psychiatrique après l’avoir licencié. Il l’interpella…
Shiver demanda : Que fais-tu derrière la porte ?
Brad : J’attends l’infirmier Alex.
Shiver : Laisse-le tranquille ! Tu es trop collant pour lui !
Brad : Mais…
Shiver : PAS DE MAIS !!!!!!

Candy sortit de la chambre d’Alistair et fronça les sourcils. Le docteur Shiver se tourna vers « Alex »…
Shiver : Il est prêt pour partir en Amérique ?
Alex : Oui Monsieur Shiver.
Shiver : Il y a un problème avec Brad ?
Alex : En effet, il ne cesse d’harceler Mademoiselle Candy qui refuse toujours sa demande en mariage.
Shiver : Je m’en charge. Accompagnez monsieur Cornwell au port.
Alex : Merci Monsieur Shiver.

Un peu plus tard, Candy accompagna son cousin au port. Alistair essaya une dernière fois de faire décider Candy de rentrer avec lui, mais la jeune fille refusa. Ils se serrèrent alors dans les bras l’un de l’autre pour se dire au revoir. L’inventeur monta alors sur le bateau puis il fit des signes d’adieux à sa cousine qui les lui rendit. Quand le bateau fut éloigné, Candy retourna au front risquer sa vie.

***


Albert était en voyage d’affaires à New York. Il venait de recevoir un télégramme que Georges avait envoyé de Lakewood. C’était l’annonce de l’arrivée de la surprise d’Alex et Albert devait rentrer à Chicago afin de recevoir la surprise comme tous les autres.

Il termina alors ce qu’il avait à faire en quelques jours avant que le bateau n’arrive. Au moment où il allait quitter NewYork, Albert entendit une voix qu’il aurait reconnu… C’était Terry déguisé.
Albert : Quelle surprise, Terry ! Je ne t’aurai pas reconnu avec ce déguisement si tu n’avais pas parlé.
Terry : Comment vas-tu Albert ou plutôt William Albert André ?
Albert : Oh non ne te moque pas de moi ! Je serai toujours Albert pour toi. Je vais bien.
Terry : Et Candy ? Tu as des nouvelles d’elle ?
Albert fronça les sourcils : Oui pourquoi ?
Terry : Il paraît qu’elle avait disparu sans laisser d’adresse…
Albert : Oh ça, ce n’est pas ce que tu crois. Candy a besoin de changer des idées alors elle est partie sans rien nous dire, mais elle n’écrit qu’à moi par manque de temps.
Terry : Mais tu ne saurais pas où elle est exactement ?
Albert : Non. Tu devais t’occuper de cette actrice, il me semble. Candy ne serait pas contente si tu la négliges.
Terry : Oh tu parles de Susanna… Elle a repris le théâtre avec succès. Tout va bien pour elle.
Albert : D’accord. C’est une bonne nouvelle.

Georges arriva avec la voiture afin de ramener Albert à Chicago.
Albert : Il sait toujours me trouver, ce cher Georges. Je te quitte Terry. A bientôt.
Terry : A bientôt.

***


La guerre poursuivait à faire ravage. Candy eut de plus en plus de travail, mais elle continuait à repousser les avances de Brad. Ce dernier était obsédé par la jeune fille aux taches de son et il lui collait tout le temps. Le docteur Shiver avait vraiment marre de son collègue car il ne pouvait plus supporter son comportement. Il décida de l’envoyer en Italie au grand soulagement de Candy.

***


Alistair arriva à New York et alla prendre le train pour se rendre à Chicago. Arrivé à destination, il se dirigea directement au manoir des André. Il entra dans la maison et s’approcha du salon sans bruit. Il entendit des voix parler.

Annie, Archie, Patty, Eliza, Daniel, Madame Legrand, la grande Tante Elroy et Albert étaient tous là. Il les entendait parler…
Annie : Monsieur Albert, de qui vient la surprise ?
Albert : D’Alex.
Eliza : C’est qui Alex ?
Patty : C’est un infirmier de front.
Daniel : Je parie que c’est un vulgaire paquet…
Eliza : Et tu sais très bien, Patty, que ton Alistair ne reviendra jamais !
Patty pleurait : Oh pourquoi es-tu si méchante ?! Tu viens de me faire rappeler que je l’ai perdu ! Je l’aime et j’en souffre !
Archie était en colère : ELIZA, T’AS BESOIN DE RAJOUTER QUELQUE CHOSE QUI NOUS FAIT SOUFFRIR ?! C’EST MON FRERE ! MOI AUSSI J’AI MAL !
Elroy pleurait : Tu es insupportable ! Tais-toi, Eliza ! Ne remues pas le couteau dans la plaie !
Albert était furieux : LA SURPRISE DONT PARLAIT ALEX N’EST MEME PAS UN VULGAIRE PAQUET ! SAVEZ-VOUS QU’ON N’AVAIT PAS RETROUVE LE CORPS D’ALISTAIR ?! IL Y A TOUJOURS ESPOIR !

Alistair hésita avant d’entrer dans le salon, mais il ne pardonnerait jamais Eliza d’avoir fait pleurer sa Patty.
Albert : La surprise…
Voix retentit en entrant : … Est ici !

Tout le monde dirigea vers la voix qui venait de résonner. Un jeune homme se tenait debout à l’entrée de la porte du salon. Patty fut la première à réagir : Elle pleurait non plus de tristesse, mais de joie ! Elle l’aurait reconnu entre mille car son cœur s’était reconstitué et lui dictait que c’était bien celui dont elle était éperdument amoureuse. Elle se leva et alla se jeter dans les bras de l’homme qu’elle chérissait tant. Alistair la serra contre lui et chercha ses lèvres. Patty l’embrassait de partout sur le visage avant de sceller sa bouche à celle de son amour fougueusement et passionnément. A bout de souffle, ils se séparèrent…
Patty murmura : Oh Alistair… Tu es bel et bien vivant ! C’est le plus beau jour de ma vie !
Alistair murmura : Patty, j’ai regretté chaque jour depuis que j’étais parti de ne jamais t’avoir avoué mes sentiments… Je t’aime Patty…
Patty sourit : Moi aussi je t’aime.

Ce fut au tour d’Archie d’être près d’Alistair croyant à une hallucination, mais c’en n’était pas une. C’était vraiment son frère. Le dandy ne rêvait pas et il se jeta dans les bras de son frère en pleurant. Il laissa ensuite la place à Annie, Madame Legrand, Daniel et Albert. Eliza n’en revenait pas et elle eut honte de ses paroles.
Alistair : Alors Eliza ? Tu n’as pas changé. Si jamais tu continues à être aussi désagréable envers Patty, je te ferai regretter !

Eliza ne répondit pas et se faisait toute petite. Alistair se tourna ensuite vers sa tante qui n’avait pas bougé.
Alistair : Alors ma tante ? On n’embrasse pas son neveu ?
Elroy souffla : C’est bien toi Alistair ?
Alistair confirma : Oui c’est bien moi.

La douanière oublia alors ses manières austères pour serrer son neveu dans ses bras. Elle pleurait aussi de joie et son cœur s’était en partie guéri. Albert envoya un télégramme aux parents Cornwell en mentionnant qu’une grande surprise les attendaient.

***


Tout le monde était au séjour…
Archie demanda : Qui t’a retrouvé, frangin ?

Alistair s’était attendu à cette question et il s’était préparé à une réponse…
Alistair : Alex, un jeune infirmier, m’a retrouvé dans une clinique. Il n’a pas pu m’accompagner car il était obligé de retourner à sa mission.
Annie demanda : Est-ce que c’est le même Alex ?
Albert : Oui. Un ami que Candy avait rencontré lorsqu’elle était partie… (Puis il pensa) Oh Candy ! Pourquoi t’es-tu mise dans une situation pas possible ? Comment vais-je faire pour présenter Alex aux autres alors que c’est toi ?
Alistair pensa : Tu es pleine de surprises, Candy !
Eliza : J’aimerai bien rencontrer cet Alex… Est-il si beau, Alistair ?
Alistair était amusé : Très beau !

Albert se retenait de rire car il savait qu’Alex était Candy. Annie, Archie et Patty étaient exaspérés car Eliza ne pensait qu’aux garçons… A les draguer !
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:49

Chapitre 12 : Le monde s’écroule sous ses pieds


Depuis qu’Alistair était revenu de la guerre, toute la famille était très heureuse. Seul Albert était partagé entre la joie et la peur car il faisait énormément de soucis pour Candy.Il l’aimait de tout son cœur et de tout son corps. Il ne voulait pas la perdre, mais la guerre n’arrangeait pas les choses. Il reçut une lettre de sa protégée un matin et il s’empressa de la lire…

« Paris, le 15 avril 1916
Cher Monsieur Albert,
Ma surprise est-elle bien arrivée ? Qu’est ce que vous en dites ?
Merci de me rassurer que je ne suis pas ce qu’Eliza prétend. En effet il me semble que c’est bien elle ça. On lui fera regretter ses paroles un jour quand je reviendrai vous voir après la guerre et avant que Daniel n’atteigne ses 21 ans.
Comme j’étais partie sans rien dire, je me demande parfois si Eliza croit que je cherche la mort depuis ma rupture avec Terry. Monsieur Albert, raconte-moi ce qui se passe à la maison.
Tu sais, Brad voulait toujours m’épouser. J’ai repoussé sa demande plusieurs fois.
Il me laisse vraiment de glace. Le docteur Shiver l’a envoyé en Italie.
Je t’embrasse et je pense à toi
Candy »


Albert pensa : Très bonne idée, Candy ! Je vais faire attention au moindre parole d’Eliza depuis que tu es partie et je te ferai savoir ses réactions en ton absence.

Le chef de famille prit ensuite le journal qu’il se mit à lire. Lorsqu’il arriva à la page mondaine, il vit une photo qui le laissa sans voix et il s’empressa de déchiffrer l’article.
Albert pensa : Oh mon dieu, Candy ! Tu vas beaucoup souffrir…

Albert découpa l’article et commença une réponse à la lettre de sa protégée quand on frappa à la porte. Le chef de famille s’empressa de cacher tout ce qui se trouve sur le bureau tandis qu’une personne entra dans la pièce. Albert la reconnut…
Albert soupira d’exaspération : Eliza, que puis-je faire pour toi ?
Eliza aborda un sourire triomphant : Mon oncle, savez-vous que Terrence Grandchester vient d’épouser Susanna Marlowe ?
Albert était méfiant : Oui je suis au courant
Eliza sourit sournoisement : Eh bien ça veut dire que cette fille d’écurie n’est pas irremplaçable ! Et comme elle n’est pas là, je suis bien contente de ne plus la voir. Pensez-vous qu’elle va survivre dans ses voyages alors que la guerre fait ravage ? Cherche-t-elle la mort parce qu’elle n’a pas ce qu’elle voulait ?

Les paroles que venaient de proférer Eliza fit l’effet d’une douche froide pour Albert. Ce dernier montra un profond dédain et un profond dégoût envers sa nièce.
Albert dit froidement : Eliza, je saurai gré de ne plus appeler Candy « fille d’écurie » sinon tu vas le regretter amèrement ! Laisse-moi tranquille ! J’ai du travail !
Eliza était résignée : Bien mon oncle.

La « charmante » Eliza quitta le bureau au grand soulagement d’Albert. Le jeune homme reprit ce qu’il était en train de faire avant l’arrivée de la peste.

***


De son côté, Terry prenait son temps pour perpétuer sa descendance car il n’était pas prêt à être père de famille. Susanna voulait lui donner un héritier, mais elle dut respecter son mari. Elle repensa aux paroles de cet inconnu qui ressemblait trait pour trait à sa rivale à part les yeux et la voix mais elle fit fi à la douleur que Terry ressentait car elle l’aimait tellement.. Terry continuait à se coucher que quand sa femme s’était endormie.

***


Candy était toujours au front sous les balles. Elle était surchargée de travail mais elle comprit avec le temps qu’elle n’oublierait jamais Terry. Malgré cela, elle pensait de plus en plus à Albert et elle aimait lui écrire tout ce qu’elle ressent et échanger des impressions sur les Legrand. Elle était aussi avec Flanny.

Un matin, le docteur Shiver remit à la « Tache de son » une lettre d’Amérique. Candy la mit dans sa poche car elle devait s’occuper des blessés avant. Ce ne fut que très tard le soir que Candy put enfin la lire dans la chambre qu’elle partageait avec Flanny…

« Lakewood, le 7 mai 1916,
Ma chère Candy
Nous te souhaitons tous un heureux anniversaire.
Tu nous manques beaucoup et tout n’est pas pareil sans toi…
Au fait, c’était vraiment une belle surprise que tu nous as faite ! Tout le monde était heureux de retrouver Alistair vivant ! Merci Candy !
Mais le problème n’est pas là, Eliza voudrait surtout rencontrer Alex !
Pourquoi t’es-tu mise dans une situation pas possible ?
Comment vais-je faire pour présenter « Alex » aux autres alors que c’est toi ?
J’ai un jour rencontré Terry à New York et il m’a dit que Susanna a bien repris le théâtre.
Pendant que j’y suis, j’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer à propos d’eux…
Juge par l’article que je t’ai joint à cette lettre avant de continuer ta lecture de ma lettre et tu comprendras la suite… »


Candy posa la première feuille de la lettre et se trouva devant la coupure du journal. Elle vit la photo qui la choqua et se mit à le lire…

AU THEATRE, DEUX MEILLEURS ACTEURS VIENNENT DE SE MARIER : TERRENCE GRAHAM GRANDCHESTER ET SUSANNA MARLOWE !!!! Ils ont joué ensemble « Roméo et Juliette » de Shakespeare.

Candy ne put continuer de lire l’article car elle venait de voir le monde s’écrouler sous ses pieds. Son cœur était réduit en cendres à jamais. Elle savait qu’il n’y avait plus aucun avenir avec lui depuis sa rupture, mais elle voulait croire qu’il y en aurait plus tard. Candy était maintenant plongée dans sa douleur si profonde avec cette nouvelle inattendue. C’était SON Terry ! C’était elle qui devait l’épouser, pas Susanna ! Le destin était trop cruel avec elle. Candy pleurait à chaudes larmes et elle était incapable de lire la suite de la lettre.

Flanny revenait de son service et trouva son amie en pleurs. Elle découvrit aussi une coupure du journal dans sa main. La jeune fille, autrefois trop sévère avec Candy, s’approcha d’elle et vit une photo sur l’édition…
Flanny pensa : C’est à cause de ce maudit aristocrate anglais que Candy est malheureuse ! Il vient d’épouser cette actrice Susanna Marlowe qui ne le méritait pas ! Le goujat ! Pourquoi le destin est-il si cruel envers Candy ?

Flanny consola son amie sans rien dire, se contentant de la serrer dans ses bras. Candy pleurait de plus belle jusqu’à que ses yeux se retrouvèrent secs, rougis et tout gonflés. Flanny faisait tout ce qui est en son pouvoir pour que son amie retrouve le sourire.

Un peu plus tard, Flanny retourna à son travail en laissant son amie seule. Candy en profita alors de terminer sa lecture…

« Maintenant que tu as lu l’article que je t’ai laissé, je comprends ta tristesse, ta douleur d’avoir perdu à jamais l’homme de ta vie. J’ai cependant une faveur à te demander…
Affronte la réalité quand tu seras prête de revoir Terry sans que ça te fasse si mal. Je ne te demande pas de l’oublier, mais d’accepter la situation si tu veux avancer pour ton avenir.
Crois-moi, c’est une solution la plus valable.
Pendant que j’y suis, J’ai eu la visite d’Eliza et je peux te dire que je ne suis pas très content du tout d’elle ! Ses insinuations sont de plus en plus fréquentes…
Voilà ce qu’elle m’a dit « Eh bien ça veut dire que cette fille d’écurie n’est pas irremplaçable ! Et comme elle n’est pas là, je suis bien contente de ne plus la voir. Pensez-vous qu’elle va survivre dans ses voyages alors que la guerre fait ravage ? Cherche-t-elle la mort parce qu’elle n’a pas ce qu’elle voulait ? »
Je t’attends avec impatience…
Je t’embrasse et je pense à toi
Albert »


Candy retourna à son poste après avoir répondu à la lettre.

***


A Chicago, Archie et Alistair demandèrent en mariage Annie et Patty en même temps. Ils ne pouvaient pas attendre le retour de Candy pour la fêter. Ils fixèrent même une date.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:52

Chapitre 13 : Le deuil


Albert reçut une lettre de Candy qu’il s’empressa de lire. Il était très inquiet pour elle depuis qu’il avait appris le mariage de Terry par la presse.

« Paris, le 30 mai 1916
Cher Monsieur Albert,
Merci pour mon anniversaire…
Vous me manquez tous, mais je ne peux revenir tant que la guerre n’est pas terminée.
Je suis indispensable dans les services.
Je suis contente que ma surprise vous a plu…
Je m’étais dit que comme on n’avait pas retrouvé son corps, il y avait toujours un espoir !
Sauf bien sûr si l’avion d’Alistair aurait été écrasé dans la mer !
Dans ce cas-là, il y aurait vraiment plus aucune espérance que je ne voulais pas partager avec qui ce soit !
Mais je trouve qu’Eliza ne pense qu’à rencontrer de beaux garçons !
Elle essaye de te draguer puis elle veut rencontrer « Alex »
alors qu’il s’agit de la même personne ! C’est un vrai méli-mélo !
Si je me suis mise dans cette situation pas possible, comme tu dis, je ne tenais pas à ce que la famille soit au courant que je suis en guerre…
Pour pouvoir présenter « Alex », je pense avoir une idée, mais je préfèrerai pas le décrire sur papier. Je t’exposerai de vive voix avant de revoir les autres.
Je suis contente que Susanna ait bien repris le théâtre, mais la nouvelle de son mariage avec Terry m’arrache le cœur ! Pourquoi le destin est si cruel envers moi ?!
C’est comme si le monde venait de s’écrouler sous mes pieds !
Je savais pourtant que je n’avais plus aucun avenir avec Terry depuis ma rupture avec lui, mais je voulais encore croire que j’en aurais un plus tard…
C’était moi qui aurais dû l’épouser ! Pas Susanna ! C’est injuste !
Merci du fond du cœur d’être toujours aussi patient avec moi… Tu es le seul qui me comprends ce que je ressens. Je sais que ça prendra du temps pour faire mon deuil, mais j’y parviendrai ! Je ne peux plus rien faire, Terry appartient maintenant à Susanna.
Eliza aime bien me faire souffrir, on dirait… C’est sa raison de vivre !
De toute évidence, Eliza ne pourrait jamais comprendre ce que c’est l’âme sœur !
En tout cas, c’est très cruel de sa part de te dire que je cherche la mort parce que je n’ai pas eu ce que je voulais.
Ce n’est pas mon but, mais c’est le risque à prendre pendant cette guerre stupide.
Le proverbe dit « Quand on n’a pas ce qu’on veut, on se contente de ce qu’on a » et je pense que Susanna ne connaît pas cette phrase. Ni Eliza d’ailleurs !
Je ne serai cependant pas prête de revoir tout le monde à part toi si je suis de nouveau en permission. Avec cet article sur le mariage de Terry et de Susanna, je ne pourrais pas supporter des critiques des autres sur eux.
Terry n’avait pas choisi son destin de se lier avec Susanna alors c’est inutile de le blâmer pour rien. Il doit lui aussi souffrir de ne pas être avec moi…
Oui je sais que tu vas me dire que je suis trop généreuse…
Je t’embrasse et je pense à toi
Candy »


Albert se sentit soulagé de constater que Candy prenait sa vie en main malgré que le destin est si cruel envers elle. Il devait attendre qu’elle fasse son deuil avant de lui avouer ses propres sentiments.

***


La guerre continuait à faire ravage. Candy s’accrochait encore aux souvenirs passés avec Terry, mais son deuil était bien entamé. En tant qu’Alex que ni les infirmières ni les soldats ne connaissaient sa véritable identité, elle repoussait les avances des femmes, brisant leurs cœurs. Seuls Flanny et le docteur Shiver savaient pourquoi « Alex » réagissait ainsi car l’infirmier était en réalité une fille.

Les infirmières appelèrent Alex « Le prince de glace » or Flanny et le docteur Shiver nommaient Candy « La princesse de glace ».

Brad était revenu d’Italie, mais il n’osa pas de se rapprocher de Candy. Il la sentait complètement différente tout en restant telle qu’elle était depuis toujours. Quand il voyait une infirmière essayer de draguer « Alex », il remarqua que Candy était restée de marbre.
Brad pensa : Candy est devenue un vrai iceberg…

Le soir, Candy lisait son courrier comme à son habitude…

« Lakewood, le 15 juin 1916
Ma chère Candy,
Tu as du courage de prendre ce risque de connaître la vérité sur la soi-disant mort d’Alistair.
Je te félicite ! On ne trouvera jamais une fille comme toi.
Et comme tu dis, c’est un vrai méli-mélo ! Eliza ne sait pas que c’est toi Alex.
Je suis bien curieux de voir sa réaction quand elle apprendra surtout les autres !
Le spectacle sera hors de prix !
Je comprends que tu voulais pas nous inquiéter.
En effet, tu es trop généreuse… Mais c’est ce que j’aime chez toi.
Je vois que tu prends des bons côtés même si ça te fait souffrir…
Il n’y a aucune lady comparable à toi dans la famille André.
Tu bâtis ton existence par tes propres moyens.
Je profite sur cette occasion pour t’annoncer une bonne nouvelle…
Annie et Archie ainsi que Patty et Alistair vont se marier le même jour en date du 14 juillet 1916.
J’aurai tant aimé que tu sois là, mais je sais que tu ne seras pas prête de nous revoir tous.
Et puis ce sera difficile de repartir en France sans que personne ne sache la vérité.
Je sais qu’ils comprendront ton absence et c’est pour cela qu’ils préfèrent de ne plus attendre pour se marier.
Je t’embrase et je pense à toi
Albert »


Candy était contente pour Annie et Archie ainsi que pour Patty et Alistair.

***


Terry continuait à ne pas vouloir perpétuer sa descendance au grand désespoir de Susanna. Il s’occupait d’elle tout en prenant son temps. Il apprenait même à l’aimer petit à petit de manière très différente que quand il avait aimé Candy, mais il n’avait toujours pas trouvé sa vraie voie. C’était pour cette raison qu’il ne voulait pas devenir père maintenant.

Susanna prenait toujours son mal en patience, mais au moins, elle n’était pas négligée. Elle était heureuse. Elle savait pourtant que Terry pensait toujours à son ex, mais elle ne pouvait pas lui blâmer pour ça. Après tout Candy lui avait aussi sauvé la vie. Susanna ne savait pas que Terry commençait à la chérir lentement, mais elle espérait avec le temps.

***


Albert assista au mariage de ses neveux, mais il s’amusa guère. Candy lui manquait et il refusait de danser avec Eliza. La chipie n’avait encore pas compris qu’Albert ne l’aimait pas comme elle le voulait. Le jeune milliardaire quitta la fête avant les autres et trouva sur son bureau une lettre de Candy qu’il s’empressa de lire…

« Paris, le 1er juillet 1916
Cher Monsieur Albert,
Comme tu dis, le spectacle sera hors de prix !
Je ne manquerai pas cette scène pour tout l’or du monde…
Je sais bien que je ne pouvais pas savoir, mais c’est comme ça.
Je suis contente qu’ils ne m’attendent pas pour se marier même si j’aurai bien aimé d’être là.
Oh si tu savais comment on m’appelait en ce moment !
Les infirmières me baptisèrent en tant qu’Alex « Le prince de glace » or Flanny et le docteur Shiver me surnommaient « La princesse de glace » !
C’est typique ! Brad est revenu de l’Italie et il garde bien ses distances.
Je t’embrase et je pense à toi
Candy »


Albert souriait en lisant la lettre qui parlait du « Prince et de la princesse de glace ». Ça l’amusait beaucoup et il aurait aimé en rire avec sa protégée.
Albert pensa : Tu es devenue un vrai iceberg, Candy.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:54

Chapitre 14 : Albert… Le prince des collines


Candy était toujours au front pour soigner les blessés, mais elle fut soudain touchée à l’épaule et au bras gauches. Flanny, qui avait vu le sang tâcher la blouse de son amie, s’occupa immédiatement de son amie en l’emmenant au camp. Elle se mit tout de suite à extraire les deux balles que Candy venait de recevoir afin d’éviter de l’estropier quand le docteur Shiver, médecin en chef, arriva. Il examina la blessée…
Shiver annonça : Alex, je te mets en permission pendant deux mois le temps que la blessure se cicatrise bien. Tu peux rentrer en Amérique et n’oublie pas d’aller à l’hôpital pour refaire ton bandage une fois là bas.
Alex était résigné : Oui chef.

Candy se prépara alors pour partir en Amérique avec l’aide de Flanny. La tâche de son envoya alors un télégramme à Albert.
Flanny demanda : Tu veux que je te coupe les cheveux ?
Candy : Non merci Flanny. Je le ferai quand je reviendrai. « Alex » n’existera que pendant le temps de guerre… Enfin jusqu’à que je dévoilerai ma véritable identité à ma famille. Tu sais, il y en a qui veut connaître « Alex ».
Flanny : D’accord

Candy s’embarqua sur le bateau qui partit.

***


Albert reçut le télégramme de sa protégée et il était heureux en lisant le contenu. Personne dans la famille ne fut au courrant de cette nouvelle si inattendu. Albert prévint alors son absence du 30 décembre 1916 jusqu’à la fin du mois de février 1917 sans donner des explications plausibles.
Albert pensa : Je vais enfin pouvoir te serrer dans mes bras, ma chère Candy…

La grande Tante Elroy ne fut pas contente de la prochaine absence du chef de famille, mais elle ne pouvait rien faire. En la présence de William, la grande tante Elroy n’avait plus aucun pouvoir sur la famille et était reléguée au second plan. Quant à Eliza, elle était furieuse car elle voulait toujours essayer de séduire son oncle. Elle en avait après son argent, mais aussi après son corps.

Annie, Patty, Archie et Alistair décidèrent de partir le 31 décembre 1916 à la maison Pony à partir de midi. Ils informèrent la famille.

Albert ne regardait pas sa stupide nièce. Il avait besoin de s’éloigner de cette peste. Quelque chose d’imprévu lui arrangea les choses.

***


Arrivé à New York, Albert régla ses problèmes d’affaires le plus tôt possible car il devait être à la maison Pony avant qu’Annie, Patty, Archie et Alistair ne viennent. Il devait emmener Candy ailleurs si elle ne voulait pas voir ses amis. Il rencontra soudainement Terry une seconde fois…
Albert sourit : Terry ! Quelle surprise !
Terry sourit : Albert ! Quel bon vent t’amène ici?
Albert : Les affaires. Comment va ta femme ?
Terry : Elle va bien, mais elle veut que je lui fasse un enfant…
Albert : C’est pourtant la suite de ton mariage, il me semble…
Terry : Je sais, mais je n’ai que 19 ans… Je suis trop jeune !
Albert : C’est vrai. Mais dans deux ou trois ans ?
Terry : Je pense que ça ira. Tu sais, je n’arrive toujours pas à oublier Candy et c’est déloyal envers Susanna… Pour l’instant, je ne trouve plus ma voie car je suis constamment avec elle. Je veux dire à la maison, au théâtre et dans la rue ! Ne sachant plus quoi faire, j’ai l’intention de prendre un peu du recul sans divorcer un de ces jours. Je ne peux faire maintenant car je ne peux laisser en plan les autres.
Albert sourit : J’espère que tu trouveras ce que tu cherches réellement.
Terry : J’ai cependant commencé à aimer ma femme parce que j’ai trouvé la paix en moi. Elle ne le sait pas.
Albert : Parce que tu t’accroches encore à Candy. Ton deuil est entamé mais il n’est pas fini.
Terry : C’est exact.
Albert le rassura : Ça viendra avec le temps.
Terry demanda : Comment va Candy ?
Albert : Elle va bien, mais la nouvelle de ton mariage l’a énormément affectée. Elle n’est pas prête à te rencontrer maintenant.
Terry : C’est normal. Moi non plus…
Albert pensa : Oh Candy ! Je ne pourrais jamais lui dire que tu travailles en France ni que tu reviens pour deux mois à cause de tes blessures…

Un peu plus tard, les deux amis se séparèrent. Albert s’en alla à la maison Pony.

***


Candy arriva à New York le 29 décembre 1916. En quittant le port, elle alla à un hôpital pour se faire changer le pansement. En quittant le bâtiment, Candy se dirigea à la gare pour prendre le train afin de se rendre à Michigan. Terry et Susanna étaient dans le même hôpital et crurent à une hallucination : Voir une tête blonde aux tâches de rousseur. Candy faisait pourtant très attention à ne pas croiser le chemin des Grandchester.

Une fois arrivée à destination, Candy prit une calèche pour parcourir un bout de chemin puis elle termina à pied pour se rendre à la pension Pony. Mina la chienne vint l’accueillir. Jimmy, Sœur Maria et Mademoiselle Pony étaient alertés par les aboiements.
Jimmy sourit : CHEF !
Candy fit signe de la main valide : Mademoiselle Pony ! Sœur Maria ! Bonjour ! Dis donc, Jimmy, tu as encore grandi !
Pony pleurait de joie : Bienvenue chez toi, Candy ! Tu es bien revenue…
Sœur Maria était émue : Te voilà de retour…

Les deux mamans froncèrent les sourcils en voyant leur protégée avec un bandage au bras gauche…
Sœur Maria demanda : Qu’est-ce qu’il t’est arrivé à ton bras ? Tu t’es fait mal ?
Candy sourit : Oui, mais rien de bien méchant.

Sœur Maria et Mademoiselle Pony ne comprirent pas très bien leur petite Candy. Cette dernière était devenue mystérieuse… Renfermée sur elle-même cachant des blessures très secrètes que seul Albert connaissait la cause.

Candy ressortit de la maison et se rendit sur sa colline. Elle versait des larmes mêlées de joie et de tristesse…
Candy pensa : Anthony, toi qui voulais tant venir sur cette colline, tu es parti sans avoir pu le faire… Et puis… Ce jour d’hiver où Terry est resté debout ici même… Cette colline me rappelle tant de souvenirs… Toutes ces larmes, ces rires… Depuis ma tendre enfance…
Voix qui retentit avec douceur : Petite fille, tu sais que tu es plus jolie quand tu souris ?

Très surprise, Candy se retourna vivement et vit Albert près de l’arbre. Il lui souriait…
La phrase que venait de prononcer le jeune homme blond résonnait encore dans la tête de la « Tache de son » : Petite fille, tu sais que tu es plus jolie quand tu souris ?
Candy pensa : Cette voix douce… Ces cheveux blonds… Et ces yeux bleus… Mon prince des collines…

Soudain Candy se mit à courir à sa rencontre tandis qu’Albert tendait légèrement ses bras vers elle pour la recevoir. Elle lui souriait en pleurant.
Candy pensa : Monsieur Albert… Mon prince des collines…
Albert pensa : Candy… C’est vrai : Tu es infiniment plus jolie quand tu souris… Il ne faudra jamais que tu oublies comment sourire… Ne jamais oublier, Candy…

La phase continuait à raisonner : Petite fille, tu sais que tu es plus jolie quand tu souris ?
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:54

Chapitre 15 : Garder le silence


Les grand yeux verts de Candy regardaient si tendrement Albert au travers de ses larmes de joie.
Candy souriait : Monsieur Albert !!

Elle se jeta contre son torse malgré son bras bandé. Albert aimait sentir son contact, sa chaleur et son odeur qu’il ne s’en lassa jamais. La « Tâche de son » releva son doux visage mêlé à une lueur inconnue.
Candy chuchota : Mon… Mon prince des collines ??

Albert aimait la voir rougir car il la trouvait si belle ainsi. Il se défit de son étreinte si familière et lui prit la main valide.
Albert était inquiet : Comment va ta blessure ?
Candy sourit : Ça va. J’ai en fait reçu deux balles perdues. L’une m’a touchée à l’épaule et l’autre au bras. Je suis en permission pour deux mois.
Albert demanda : Ne veux-tu pas voir les autres ? Tu leur manques, tu sais ?
Candy soupira : Monsieur Albert, je préfère éviter pour le moment. Je suis certaine qu’ils sont au courant que Terry a épousé Susanna et moi, je ne suis pas prête à subir leur colère ni les moqueries d’Eliza. C’est au dessus de mes forces. J’ai besoin de temps. Je les reverrai quand je reviendrai… Enfin quand j’aurai fait mon deuil… Tu seras le seul à savoir la vérité tout en continuant notre correspondance.

La jeune fille lui sourit, de son plus ravageur des sourires… Elle n’en avait jamais eu conscience de son charme si naturel. Albert avait beaucoup du mal à se retenir de céder à ses pulsions car tous les fibres de son corps voulaient Candy.
Candy : Et puis… Il y a des choses à mettre au clair… Je pense que tu as des explications à me donner et moi aussi… J’ai envie de passer ces deux mois tranquille sans que personne ne soit au courant de ma présence ici… Avec toi seul.
Albert sourit : C’est vrai, mais pour le 31 décembre ?
Candy soupira : Comment pourrais-je me présenter ainsi devant eux ? Ils vont me poser des questions à cause de mon bras… Monsieur Albert, ne peux-tu pas rester avec moi que plutôt de rester avec eux ? Je risque de repartir dans deux mois…
Albert sourit : D’accord Candy. J’ai d’ailleurs prévenu à la famille que je serai absent pendant que tu es là.
Candy demanda : Où est-ce qu’on pourrait aller ?
Albert soupira : A Chicago c’est risqué à cause de la grande Tante Elroy et des Legrand… A Lakewood c’est pire car Eliza vient me voir sans y être invitée. Elle continue à essayer de me séduire… C’est vraiment pitoyable ! Et si on va à New York, on risque de rencontrer les Grandchester…
Candy était un peu déçue : C’est désespéré…
Albert sourit : J’ai un manoir à Londres…
Candy soupira : Je pense qu’il vaut mieux qu’on reste à New York même si je risque de rencontrer les Grandchester… Et puis je serai déjà sur place pour reprendre le bateau…
Albert eut un pincement au cœur et pensa : Oh pourquoi cette guerre ait vraiment lieu ?! Ma Candy… Ma chère Candy retournera en France dès qu’elle serait guérie !
Candy continua : On partira demain ensemble… Restons pour la nuit… Je suis fatiguée du voyage…
Albert acquiesça : D’accord Candy.

Ils rentèrent dans la maison Pony main dans la main

***


Toute la maisonnée se réunit autour de la table pour manger. En regardant les moindres gestes de Candy, Albert se rendit compte que les hommes ne pouvaient faire autrement que d’en tomber amoureux. Candy riait jusqu’aux larmes. Ce fut un bonheur hors pair pour Albert qui adorait la voir si joyeuse et non si triste. Il la trouvait si jolie avec ses joues roses… Ah, il la désirait tellement quand il la voyait ainsi… Et il s’en voulait… Combien il s’en voulait… Sa petite protégée… Il ne savait pas qu’il pouvait l’aimer plus que comme « L’oncle William »… Si seulement il n’avait été qu’Albert… Mais est-ce que cela aurait changé ? Non car dans le cœur de la jeune blonde aux tâches de rousseur subsistait toujours la présence de Terry…

Pourtant Candy avait pris une décision pendant la guerre : Faire son deuil… Tirer un trait sur son passé une bonne fois pour toute. Albert n’était pas au courant de cette détermination.

Bien qu’elle ne fut pas prête de revoir Terry pour le moment, Candy savait que cela arrivait un jour, peut être plus tôt que prévu. Elle était cependant à la recherche d’un nouveau bonheur pour de bon. Elle décida de parler d’un petit problème pour le 31 décembre…
Candy annonça : Sœur Maria, Mademoiselle Pony, les enfants… J’ai une faveur à vous demander…
Pony était surprise : Quoi donc, Candy ?
Candy : Je vous prie à tous de ne pas parler à qui ce soit de ma venue ici. Je vous demande de garder le silence. J’aides raisons personnelles pour agir de cette façon.
Albert ajouta : Respectez cette demande… C’est très important pour elle.
Tous s’exclamèrent : D’accord !
Candy soupira : Merci à tous. N’en parlez surtout pas à Annie, Archie, Alistair et Patty.
Tous acquiescèrent : D’accord !

Candy et Albert soupirèrent de soulagement. Un peu plus tard, tout le monde était allé se coucher. Albert, lui, avait du mal à fermer l’œil de la nuit. Il se remémora tous ses instants passés avec Candy.

Albert s’était toujours effacé, mais depuis son amnésie, il ne se sentait plus capable de ce genre de sacrifice. Il avait pris conscience de son amour pour Candy pendant « son absence »… Il ne voyait que par Albert… Le réveil était douloureux, avait-il le droit de vivre avec elle, lui son père adoptif ? Pourtant il l’avait toujours aimée…

Quand Candy avait 6 ans, Albert en avait 15. Il l’avait trouvée adorable… Une petite fille qui avait ri de son allure et de sa cornemuse ! La retrouvaille fut poignante lorsqu’elle eut son bain forcé à la cascade. Albert se souvenait de la réaction de sa protégée en le voyant avec la barbe alors qu’il n’avait que 21 ans. C’était ainsi qu’il avait décidé de ne plus en porter… Pour elle et pas pour le titre des André !

Il prit la décision de lui parler de leur première rencontre et de son… Porte-bonheur. Candy lui avait dit un soir - Il la cherchait alors que Daniel lui avait tendu un piège « d’épousailles » - que cela la protégeait des fantômes. Sur ce, il s’endormit.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:55

Chapitre 16 : Une rencontre imprévue


Le lendemain, Candy et Albert firent leurs adieux à toute la maisonnée. Ils prirent la route pour se rendre directement à New York avec Poupée, une moufette.

Pendant le voyage, Candy avait toujours du mal à croire que c’était Albert son prince des collines. Elle ne savait plus quoi dire et semblait intimidée en sa présence. Albert constata que c’était la première fois que sa protégée réagissait ainsi devant lui.

Ils arrivèrent à destination au milieu de l’après-midi et ils prirent une suite dans un hôtel en attendant de louer un appartement meublé sous peu. Ils décidèrent d’en chercher le lendemain. Ce soir-là, Ils avaient prévu d’aller à la première d’Hamlet de Shakespeare. Candy dut acheter une belle robe verte assortie à ses yeux puisqu’elle n’avait que très peu de vêtements à cause de la guerre. Elle dut prendre un pardessus pour cacher son bandage.

Lorsque ce fut l’heure d’y aller, Candy était prête. Albert l’attendait à l’entrée de l’hôtel. La jeune fille le rejoignit. Ensemble, ils quittèrent le hall et se rendit au théâtre strafford.

Albert et Candy était dans une loge seuls. Ils parlaient de tout et de rien en attendant les trois coups. Candy profita pour regarder les noms des acteurs qui jouent la pièce. Deux noms identiques attirèrent son attention…
Candy pensa : Oh mon dieu… Terry et Susanna Grandchester…

Candy palissait à vue d’œil et Albert le remarqua. Il connaissait la cause puisqu’il savait qu’il y avait les Grandchester dans la pièce.
Albert pensa : Pardon Candy… Je le savais, mais je n’ai pas osé de te le dire…

Les trois coups retentirent et tout le monde se taisait. La pièce débuta. Candy trouvait que Terry jouait un peu pour elle. Ils s’étaient sacrifiés leur bonheur pour celui de Susanna. Pendant l’entracte, Candy se tourna vert Albert et lui fit un beau sourire rien que pour lui. Le jeune homme était un peu gêné, mais il s’en voulait de ne lui avoir rien dit…
Albert murmura : Candy… Je…
Candy le coupa : Non Monsieur Albert… Je ne veux pas le savoir… Ne gâche pas la soirée s’il te plait…
Albert insista : Mais…
Candy sourit : Monsieur Albert, ça ira. Je tiendrai le coup. Profitons de la soirée au lieu de la gâcher. Nous avons du temps à rattraper…
Albert acquiesça : Tu as raison, Candy.
Candy : D’ailleurs, je savais qu’un jour je les rencontrerai… Que je le veuille ou non… Par hasard… Et certainement plus tôt que prévu !

La pièce reprit. Candy regardait Terry, mais son deuil continuait à avancer et de tirer un trait sur son passé, sur Terry. Albert était quand même inquiet pour elle car il savait ce qui se passerait après. Il voulait lui dire, mais elle venait de refuser. Il était surpris d’entendre que Candy s’attendait un peu à la prochaine rencontre.

Après la pièce, Albert et Candy se rendirent à la soirée de la troupe pour féliciter les acteurs. Ils évitèrent de rencontrer les Grandchester dans un premier temps et allèrent directement sur le balcon. Candy portait toujours son pardessus pour cacher son bandage. Son bras gauche était soutenu comme si elle s’était cassé la clavicule.
Candy demanda : Monsieur Albert… Est-ce qu’il y a qu’Eliza qui aimerait connaître « Alex » ?
Albert sourit : Non, il y a aussi Annie, Patty et Archie ! Même la grande Tante Elroy et Daniel !
Candy était surprise : Non ?
Albert rit : Si ! Ah s’il savaient la vérité…
Candy rigola : On verra bien leur réaction le moment voulu et on va bien s’amuser !
Albert gloussa : Bien sûr ! J’imagine un peu leur tête…
Candy reprit son sérieux : On en reparlera demain car le moment est mal choisi. Tu sais qu’il y a des choses qui doivent rester secrètes.
Albert approuva : D’accord Candy. Tu sais, tu peux m’appeler tout simplement « Albert » et non « Monsieur Albert ».
Candy : D’accord… Albert.
Albert demanda : Veux-tu boire quelque chose ?
Candy sourit : Oui merci Albert.

Le jeune homme rentra dans la salle, le cœur léger et alla chercher quelque chose à boire. Il croisa soudain Terry qui était avec sa femme Susanna.
Terry sourit : Albert ! Quelle surprise ! Je croyais que tu avais terminé de régler tes affaires ?
Albert sourit : Un imprévu est survenu et je dois de nouveau en régler… J’en aurai pour deux mois…
Susanna intervient : Terry, tu m’accompagnes sur le balcon ?
Terry soupira : Susanna, tu peux très bien aller toute seule. J’ai envie de parler à mon meilleur ami. Je te rejoindrai, d’accord ?
Susanna était résignée : D’accord. A tout à l’heure.
Terry : A tout à l’heure.

Le jeune acteur reprit sa conversation avec Albert tandis que Susanna se dirigea vers le balcon. Le milliardaire de Chicago n’eut pas le temps d’empêcher l’actrice d’aller là où se trouvait actuellement sa protégée. Il était très inquiet pour elle et Terry ne s’en aperçut pas.

Susanna se retrouva sur le balcon et respira un bon coup d’air frais. Soudain le pardessus de la personne, qui s’y trouvait déjà depuis un bon moment, heurta Susanna qui le prit dans sa main. Elle jeta un regard circulaire et vit l’inconnue qui se trouvait en face d’elle. Frappée de stupeur, Susanna reconnut sa rivale malgré la pénombre grâce aux cheveux blonds qui n’étaient pas attachés.
Susanna pensa : Mais qu’est ce qu’elle fait ici ?!

L’actrice distingua mal le bras bandé de sa concurrente à cause de l’ombre. Candy, quant à elle, avait froid et elle chercha son pardessus. Ses yeux se posèrent sur celle qui lui avait volé Terry, son seul et véritable amour et constata qu’elle tenait ce qu’elle cherchait.
Candy demanda : Puis-je avoir mon pardessus s’il te plait ?
Susanna lui tendit le vêtement : Voilà
Candy le prit : Merci.

La jeune infirmière eut un mal fou de remettre son vêtement en place à cause de son bras gauche. Elle s’interdit même de demander de l’aide à sa rivale car elle tenait de rester dans l’ombre pour cacher son bras. Elle réussit seulement à protéger le côté blessé.
Susanna s’emporta : Tu ne peux pas laisser Terry tranquille ? Il est à moi ! C’est mon mari !
Candy s’irrita : Tu as vraiment du culot de me demander de laisser ton mari tranquille ! Je te signale que je t’ai laissé l’homme de MA vie, celui que j’aime plus que tout en dépit de mes propres sentiments et de mon bonheur ! Je pense toujours aux autres avant moi ! Le proverbe dit « Quand on n’a pas ce qu’on veut, on se contente de ce qu’on a » et ça, tu en es vraiment incapable ! Tu voulais Terry, tu l’as obtenu ! Tout ça parce que tu as besoin de lui ! Tu devrais te montrer plus reconnaissante envers moi, égoïste que tu es ! Mets-toi dans la tête que je ne suis pas venue à New York pour ton mari ! Cesse de croire que je veux le récupérer ! Terry est quelqu’un de fidèle en amour et respecte ses vœux de mariage ! Il n’est pas un jouet ! Tu ne peux l’empêcher de fréquenter et d’être ami avec qui il veut ! Tu ne peux lui contrôler sa vie ! De plus, je ne suis pas venue ici seule car quelqu’un m’accompagne. Continue d’agir de cette façon et Terry continuera de te fuir. Tu oublies que je suis dans un milieu public et j’ai le droit d’aller où je veux ! Terry ou non !

Susanna ne sut plus quoi dire, mais jamais… Oh non jamais elle ne lui dirait merci à sa rivale. Terry l’a épousée par devoir que par amour. Elle voulait son amour, mais c’était perdu d’avance. Pour Terry, il n’y avait que Candy. Susanna savait où elle s’embarquait, mais elle s’en moquait car elle aimait son mari plus que tout. Elle ignorait que ce dernier venait de commencer à l’aimer. Candy scruta Susanna…
Candy demanda : Y a-t-il un problème avec Terry, Susanna ?
Susanna soupira : Tu ne peux rien faire ! Il refuse de me parler !
Candy se récria : Tu te trompes, Susanna ! Il se remet très doucement de notre rupture. C’est toi qui ne cherche pas à le comprendre ! Laisse-lui le temps de faire son deuil et tu verras.

Susanna ne disait rien, mais elle voyait qu’elle jugeait trop vite sa rivale. Candy n’était pas du genre à prendre un homme marié même si c’était celui qu’elle aimait à la folie.
Susanna s’excusa : Je suis désolée… J’essayerai de le comprendre.
Candy : Tu y arriveras, mais sois patiente.
Susanna demanda : Est-ce que c’était prévu qu’on se rencontre une seconde fois ?
Candy soupira : Non, mais sache que je ne vais pas mettre les bâtons dans les roues. On risque de se rencontrer plusieurs fois puisque on fait partie de la société…
Susanna : Je sais…
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:56

Chapitre 17 : L’inévitable rencontre


Candy était toujours dans l’ombre tandis que Susanna ne pouvait toujours pas bien distinguer les traits du visage de sa rivale. Elles continuaient encore de discuter. Pendant ce temps, Albert et Terry décidèrent de rejoindre les filles sur le balcon en prenant des coupes de champagne.
Albert pensa : Candy… Tu vas rencontrer Terry inévitablement…

Etant toujours protégée par l’obscurité, Candy perçut la voix de Terry et se tut ce qui surprit Susanna. Cette dernière se retourna et vit son mari en compagnie d’Albert. Le milliardaire de Chicago alla rejoindre sa protégée et lui tendit la coupe.
Albert : Excuse-moi d’être en retard…
Candy murmura : Ce n’est rien, il t’a accaparé.

Candy prit la coupe en le remerciant. Susanna en fit autant.
Terry : A qui parlais-tu ?

Susanna ne sut pas quoi répondre car elle savait que son mari n’avait toujours pas oublié Candy sans savoir que son mari avait commencé à l’aimer. N’obtenant aucune réponse, Terry n’insista pas et s’éloigna un peu de sa femme. Susanna se sentit blessée, mais elle ne pouvait rien faire. Elle n’avait d’ailleurs pas compris que son attitude envers lui était aussi offensante car elle ne cherchait pas tellement de faire de la conversation.

Candy venait de terminer sa coupe de champagne puis Albert les ramena. Susanna s’approcha de Candy…
Susanna l’accusa en murmurant : C’est de ta faute !
Candy ironisa en chuchotant : T’es vraiment sûre de ce que tu dis, Susanna ? Il t’a posé une question et tu ne lui réponds pas ! C’est toi qui l’offenses en restant muette ! Tu ne t’y mets pas de ton côté aussi ! Révise ton attitude envers lui et tu verras ! Ne rejette pas la faute sur les autres !!

Albert revint auprès de Candy tandis que Susanna retourna vers Terry.
Albert : Tu ne veux pas rentrer ?
Candy : Non.
Albert : D’accord.
Susanna : Terry, je voudrais rentrer. Tu m’accompagnes ?
Terry : Non.
Albert ; Puis-je vous accompagner, Susanna ?
Susanna : D’accord, à tout à l’heure Terry.
Terry : Mouis.

Albert et Susanna rentrèrent laissant Terry et Candy sur le balcon. Le jeune acteur ne s’en apercevait pas de la présence de celle qui occupait actuellement ses pensées. Candy restait cachée dans l’ombre sans lui signaler son existence. Elle était toujours profondément blessée par la nouvelle de son mariage et elle lui en voulait. Elle se rappela de ses dernières paroles prononcées sur les escaliers de l’hôpital le soir de leur rupture : « Sois heureuse Candy… Promets-moi que tu seras heureuse, sinon… »

Soudain sa cape s’envola une seconde fois et tomba aux pieds de Terry. La jeune fille ne s’en aperçut pas tout de suite, mais le jeune aristocrate anglais remarqua le vêtement. Il se baissa et le ramassa.
Terry pensa : A qui appartient cette pelisse ? Le vert ? Mais alors ?

Terry chercha de ses yeux une personne quand il constata qu’il n’était pas tout seul sur le balcon. Il distinguait mal les traits de l’inconnue et ne voyait pas le bras bandé. De son côté, Candy ne sentit plus son pardessus et le chercha de ses yeux. Elle le trouva dans la main de Terry !

Candy resta pétrifiée quand elle éternua soudainement ce qui alerta le jeune homme.
Terry demanda : Ce pardessus vous appartient-il ?
Candy tendit la main droite : Oui.

Le jeune acteur resta médusé un bon moment. Cette voix ne lui était pas inconnu. Il s’approcha de la personne et se retrouva juste en face d’elle…
Terry ne croyait pas ses oreilles : Can… Candy ? C’est bien toi ?
Candy soupira : Oui, je peux récupérer mon vêtement ?

Terry posa le pardessus sur les épaules de Candy comme un vrai gentleman. Cette dernière termina de l’ajuster afin de cacher son bandage puis elle quitta l’ombre. Terry crut à une hallucination, mais elle était bien réelle. Il ne pouvait plus se détacher d’elle, cependant il n’avait plus le privilège.
Candy demanda : Terry, pourquoi ne parles-tu pas avec Susanna ? C’est ta femme après tout ! Oublies-tu que c’est fini entre nous ?
Terry baisa la tête : J’essaye, malgré cela c’est elle qui ne rend pas la tâche facile…
Candy : Elle pense que tu ne l’aimeras jamais !
Terry : Candy… J’ai appris à l’aimer…

La jeune fille eut l’impression qu’on lui arrachait le cœur, mais elle n’avait pas laissé Terry le temps de terminer sa phrase. Elle ne voulait pas savoir de quelle manière Terry aimait Suzanna. Pourtant elle savait que son deuil n’était qu’à moitié entamé.
Terry : Je ne suis pas encore prêt à perpétuer la descendance…
Candy : Hé bien c’est ça qui blesse ta femme ! Tu m’as demandé d’être heureuse alors… Sois heureux Terry… Promets-moi que tu seras heureux, sinon… Tu es marié à Susanna !

Terry savait que Candy avait raison. Il devait cesser de fuir et perpétuer sa descendance avec celle qu’il commence à peine à l’aimer.
Candy : Peut être qu’un jour, on se verra sans que ça nous fasse trop souffrir…
Terry : Oui…
Candy : A un de ces jours, Terry…
Terry : Oui…

Candy quitta le balcon et rejoignit Albert qui savait qu’elle n’avait pas fini de faire son deuil.
Albert : Tu veux rentrer, Candy ?
Candy : Oui Albert.

Les deux jeunes quittèrent la réception et retournèrent à l’hôtel. Candy se laissa aller à sa douleur tandis qu’Albert se contenta de la serrer contre lui pour la soulager.
Albert pensa : J’espère que tu iras mieux quand tu reviendras Candy… Je m’inquiète beaucoup pour toi…
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 12 Nov - 0:57

Chapitre 18 : Confessions


Le lendemain matin, Albert et Candy allèrent dans une agence immobilière pour choisir un appartement à louer, meublé de préférence. Ils en trouvèrent un qui n’était pas très loin du parc central à Broadway où on pouvait voir les lumières de Manhattan et le prirent. Les transactions étaient vite faites grâce à la richesse d’Albert qui ne lui avait pas dit qui il était réellement. Ils firent tout de suite le déménagement en récupérant leurs affaires à l’hôtel jusqu’au flat. Lorsqu’ils eurent terminé, ils allèrent faire quelques courses pour 3 ou 4 jours.

Le soir venu, ils étaient assis dans un bon fauteuil près du feu après avoir mangé. Candy portait une ravissante robe de soie blanche qui la mettait en valeur sa taille fine et ses courbes délicieuses. Encore une fois, Albert résista à l’envie de l’enlacer, de la caresser… Elle ne portait plus ses éternelles couettes, mais ses cheveux avaient poussé jusqu’aux épaules. Depuis qu’elle était partie en guerre, elle avait mûri. Le jeune blond aux yeux bleus constata avec étonnement que sa bien aimée était plus mature et attentive à ses paroles.
Albert commença : Tu sais Candy. Ce porte-bonheur appartient à la famille André. Toute personne en possède un et j’imagine que c’est pour cela que tu m’as confondu avec Anthony. (Une ombre de tristesse passa dans les yeux de sa bien-aimée, mais elle souriait) Il est vrai qu’Anthony et moi, nous nous ressemblions à cet âge ! Ma sœur me manquait, mais j’estimais qu’elle devait être plus heureuse au paradis.
Candy était surprise : Votre sœur ?
Albert sourit : Rosemary Brown... C’est ma grande sœur…
Candy pensa : Brown… Cette personne est donc la mère d’Anthony…
Albert : Quand tu reviendras, je te montrerai le portrait, d’accord ?
Candy sourit : D’accord.

Albert était plongé dans ses souvenirs...
Candy le tira de ses pensées : Dis-moi Albert… (Elle prit son menton dans ses mains et fit une moue adorable) Je dois te le rendre ?
Albert riait après un moment d’étonnement : Non ! Candy ! Tu es une André à présent… Mais sache que je t’en ai fait faire un pour toi…
Candy était surprise : Un pour moi ?
Albert confirma : Oui, mais c’est moi qui le garderais. Comme ça, chacun aura une partie de l’autre.

Cette phrase ambiguë fit hausser les sourcils de Candy qui souriait en joignant ses mains comme une prière.
Candy soupira : Oh merci Albert !! Je ne voulais pas m’en séparer… Déjà qu’Eliza et Daniel avaient failli le jeter dans le lac…
Albert fronça les sourcils d’un air mécontent : Pourtant ils savaient ce que cela représentait…
Candy soupira : Oui, mais ils devaient croire que j’étais une voleuse !!
Albert se récria : Il n’y a pas de raison ! C’est moi qui te l’avais laissé ! De quoi se mêlaient-ils ?! Maintenant je comprends pourquoi Anthony, Alistair et Archibald demandaient à l’Oncle William de t’adopter… C’était pour t’arracher à cette méchante famille et t’empêcher de t’envoyer au Mexique. (Candy n’en revenait pas) Et oui, ainsi je pouvais aussi te retrouver ! Cet emblème était très important.
Candy était interloquée : Mais l’Oncle William devait prendre tes responsabilités depuis quand ?
Albert expliqua : Il venait d’avoir 15 ans et une réunion familiale l’obligeait à prendre ses responsabilités en tant que chef de famille. Ses parents sont morts quand il avait 2 ans. Il était trop jeune et il fut placé sous la garde de Georges par la grande Tante Elroy qui le fit passer pour l’oncle William tout en le protégeant… Il ne voulait pas de toutes ces responsabilités et il s’enfuyait. Il avait atterri à la maison Pony… Oui, il avait rencontré cette belle petite fille si triste… Et c’est bien vrai que tu es « Plus jolie quand tu ris que lorsque tu pleures ».

Candy versait quelques larmes ce qui affola Albert. Il se précipita vers elle…
Candy hoqueta : Ce… Ce n’est rien… Cette phrase m’a toujours consolée ainsi que mon porte-bonheur ! Et que… Mon prince des collines me le redise… Encore… Je…

La jeune fille sanglotait de bonheur et elle avait besoin de sentir les bras d’Albert autour d’elle. Elle se rapprocha de lui. Albert s’en voulait tant de lui avoir causé ces larmes et l’embrassa sur son front. Pourtant Candy lui fit un beau sourire rien que pour lui. Si beau qu’il dut se contenir pour ne pas embrasser ses lèvres d’adolescente qui appelaient effrontément un baiser.
Candy murmura : Je suis avec mon prince des collines et je… Je t’ai tant cherché… Tu m’as toujours consolée en tant que Prince des collines, oncle William et Monsieur Albert… J’étais toujours apaisée et… Et comme j’ai souffert lorsque tu es parti…

Elle avait dit ces derniers mots dans une sorte de plainte qui fit fondre Albert. Ce dernier resserrait son étreinte de peur qu’elle ne s’échappe.
Albert s’excusa : Pardon… Pardon ma Candy. Plus jamais, je ne te laisserais. Je te le promets.

Candy pleurait dans ses bras, s’accrochant à lui comme une bouée de sauvetage…
Candy hoqueta : Je ne veux plus être abandonnée… Je ne veux plus être seule…
Albert demanda : Est-ce que c’est pour ça que tu es partie en France ?
Candy : Non, je suis d’abord partie à ta recherche à Rockstown car je ne voulais pas que tu partes sans moi.
Albert : Alors qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’aller à la guerre ?
Candy : En réfléchissant bien, c’est à cause de Daniel. Je ne voulais plus qu’il me fasse souffrir inutilement. A cause de lui, j’ai perdu ma place à l’hôpital Sainte Jeanne parce que je t’hébergeais alors que tu étais encore amnésique. J’étais certaine que c’était lui qui avait répandu une rumeur disant que je vivais avec un espion ! Avec tout le mal qu’il m’avait jadis fait, je ne le portais pas dans mon cœur. C’est pourquoi j’ai préféré de fuir avant qu’on m’oblige de me fiancer avec ce vaurien. D’un autre côté, c’est à cause de Terry. Comme je souffre de ne plus être avec lui et que je n’ai plus aucun espoir avec lui, j’ai pris cette décision quand je suis revenue de Rockstown. Tu sais que j’ai laissé en dépit de mes sentiments Terry à Susanna… En fait, elle m’a volé mon bonheur en me traitant de fan !
Albert : Mais qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’être « Alex » ?
Candy : Quand j’ai pris la décision de partir en France, je voulais que personne ne sache où j’étais réellement car j’ai quitté l’Amérique sans avertir qui ce soit sur un coup de tête.
Albert : Je te comprends…

Cependant il ne lui avoua pas encore sa véritable identité. Il était encore obligé de mentir à Candy qui faisait de même jusqu’à la fin de la guerre.
Albert : Comment vas-tu faire si tu reviens de la guerre avant le 31 décembre, sachant que tu es « Alex » ?
Candy sourit : Justement je dois rester « Alex » jusqu’à que tout le monde découvre ma véritable identité.
Albert : Ah si Eliza savait…
Candy : Hum ! On va bien s’amuser.
Albert : Humilier plutôt ! Elle mérite vraiment ça !
Candy : Tu sais Albert, M’humilier est sa raison de vivre… Ah si Terry et moi n’avions pas été dans l’étable du collège de Saint Paul pour se faire prendre au piège… Rien ne serait arrivé…

Albert eut encore un pincement au cœur car Candy pleurait toujours de son amour perdu. Il aurait bien aimé d’être à la place de Terry et il en souffrait.
Candy pensa : Je ne dois plus penser à Terry… Il est marié à Susanna et il a même commencé à l’aimer ! Il me l’a dit ! Moi aussi, je dois trouver mon bonheur pour ne plus souffrir… Albert est toujours là pour apaiser mes peines…

Inconsciemment, Albert lui caressait ses frêles épaules, son dos menu, remontant jusqu’à la nuque. A nouveau , il déposa un baiser sur son front, bien trop long pour n’être qu’une marque d’affection paternelle… Bien trop tendre semblait-il. Candy aimait se blottir contre le torse de son prince des collines car elle se sentait bien, calme comme si ses soucis n’y étaient plus.
Candy : Albert… Tu ne sais sans doute pas, mais la grande Tante Elroy ne m’aime guère…
Albert fronça les sourcils : Que veux-tu dire par là ?
Candy : Elle passe son temps à m’accuser…
Albert : Elle t’avait dit quelque chose ?
Candy : Oui.
Albert : Explique-moi.
Candy : C’était quand je suis revenue de New York après la rupture avec Terry, j’étais rentrée malade.
Albert : Oui c’est vrai et que s’est-il passé ?
Candy imita la voix de la grande Tante Elroy : Depuis que tu es entrée dans notre famille, il ne nous est arrivé que des ennuis ! D’abord la mort d’Anthony, puis l’oncle William qui… Non… Car ce n’est pas tout ! Maintenant c’est le tour d’Alistair… Je ne pardonnerai pas que tu puisses porter le nom d’André dans cette ville ! L’oncle William n’aurait jamais dû t’adopter, c’était une erreur ! C’est… C’est plus que je ne peux en supporter !
Albert : Je pense que depuis le retour d’Alistair, Tante Elroy te verra sans doute un peu différemment…
Candy : C’est difficile à savoir.
Albert : Ne te fais pas de soucis. Elle a moins de pouvoir que l’Oncle William. On verra bien comment elle régira quand tu reviendras, d’accord ?
Candy : D’accord.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 19 Nov - 13:59

Chapitre 19 : Candy retourne en France


Le flat où vivaient Albert et Candy était composé de deux chambres, un grand salon et une cuisine américaine. Tous les deux passaient de longues journées et de soirées ensemble, rattrapant le temps perdu à cause de la guerre. Lorsque Candy fut guérie de ses blessures, elle grimpait dans un des arbres du parc central et Albert la suivait Ils y restèrent des heures perchés. Ils n’avaient plus cependant recroisés les Grandchester qui étaient partis avec la troupe en tournée. Et puis… Tant que la grande Tante Elroy était apte à « gouverner », Albert lui laissait le privilège, repoussant toujours plus loin le moment fatidique où il devait reprendre les rênes de la famille André.

***


Un soir, le désir d’Albert fut difficilement maîtrisable… Après s’être racontés des histoires de fantômes et qu’elle eut entendu des bruits suspects dans sa chambre - En fait le lendemain on avait vu Poupée se faufiler hors de l’armoire de Candy où elle s’était endormie - elle voulut dormir avec Albert… Imprudente… Naïve petite fille pure ! Ils n’avaient qu’un grand lit pas comme dans l’appartement à Chicago et les lits superposés ! Mais enfin Albert accepta après ses prières…
Albert s’exclama : Candy ! Tu es bien capricieuse !
Candy : Meuh non ! J’ai entendu du bruit !! J’ai pas peur… Hein !! Tu le diras pas Albert !!?

C’était vrai que Candy n’était pas peureuse, mais il faisait froid alors Albert acceptait au grand damne de son corps qui réclamait autre chose. Il riait de la façon comment Candy se cachait sous les draps.
Albert s'écria : Mais enfin Candy !! Il n’y a pas de fantômes !!
Candy répliqua : Oui ben c’est comme Terry aimait me faire croire…

Rien qu’en prononçant le nom de Terrence suffisait d’abattre un lourd silence dans la pièce. Albert souffrait sans le montrer car il aimait tellement Candy. Cette dernière s’excusa en lui tirant la langue puis elle se pelotonna contre la poitrine de son bienfaiteur.
Albert pensa : Je t’attendrai, Candy.

***


Eliza Legrand était furieuse de ne pas avoir vu Albert depuis le Jour de l’An pour retenter une approche. Elle le voulait pour mari car elle aspirait à la richesse, mais elle aimait aussi goûter aux plaisirs de la chair.

Elle savait cependant que chaque homme avait sa manière de faire l’amour à une femme. Elle enviait énormément la personne qu’il fréquentait actuellement alors qu’il ne se passait rien du tout… Ah si elle savait la vérité… Elle serait verte de jalousie !

Elle se montrait surtout si désagréable avec sa famille et ce n’était pas tout ! Elle ne cessait toujours pas de changer d’amant pour assouvir à des plaisirs charnels.
Eliza pensa : Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi cette personne que William Albert fréquente ?! Est-ce que c’est à cause de la virginité ? Ah si je n’avais pas couché avec un de mes prétendants pour ma première fois… Serait-il intéressé à moi ?

Mais Eliza n’avait toujours pas compris qu’Albert la haïssait à cause de sa méchanceté envers Candy. Elle ne voyait pas ou plutôt elle ne savait pas qu’elle était le diable en personne… Une vraie peste qu’un homme tel Albert pouvait s’en passer aisément. Eliza n’avait jamais ce que Candy possédait, un don, pour que les plus beaux garçons tombent à ses pieds. Jamais oh jamais Albert ne pardonnerait à Eliza tout le mal qu’elle avait fait à sa protégée. Quant à la grande Tante Elroy, elle continuait à chercher un bon mari pour sa nièce volage afin de faire cesser les mauvaises langues sur sa réputation de femme facile.

***


Daniel Legrand ne s’était toujours pas remis du refus qu’il avait subi lors de la fête de ses fiançailles avec Candy. Il avait cependant toujours du béguin pour elle et il la voulait à tout prix pour femme. Il désirait tant se venger de l’humiliation qu’il avait eu devant toute la famille André.
Daniel pensa : Je te jure que tu vas regretter de m’avoir humilié de la sorte, Candy ! Que tu le veuilles ou non, tu deviendras Candy Neige Legrand ! J’ai toujours eu ce que je voulais et je n’admets pas qu’on me refuse si catégoriquement !

Comme Eliza, Daniel refusait d’admettre que Candy le haïssait. Il ignorait surtout qu’Albert était fou amoureux de la même personne que lui. Il avait cependant honte de la réputation de sa sœur et il essayait de la raisonner sans succès.

***


Annie, Archie, Patty et Alistair n’étaient pas au courant que leur chère amie vivait actuellement avec Albert à New York. Ils s’ennuyaient d’elle car la vie n’était plus la même sans sa présence. Ils ignoraient toujours pourquoi Candy était en voyage alors que la guerre faisait ravage. Seul Alistair savait où se trouvait réellement sa chère cousine car c’était elle qui l’avait retrouvé et qui l’avait ramené au domicile. Jamais il ne dirai la vérité à qui ce soit…
Alistair pensa : Reviens-nous entière, Candy. Je m’inquiète pour toi…

***


Un matin, Albert et Candy étaient au zoo pour une longue promenade. Soudain ils virent un employé maltraiter une pauvre moufette qui alla se cacher dans les bras de Candy.
Employé cria : REVIENS ICI PON PON !
Albert intervient calmement : Qu’est-ce que vous faîtes à Pon Pon ?
Employé cracha méchamment : Cela ne vous regarde pas !
Candy hurla de colère : CELA NOUS REGARDE ! NOUS N’AIMONS PAS LES MALTRAITEURS D’ANIMAUX !
Albert annonça sèchement : Si vous ne voulez plus de Pon Pon alors je vais le prendre. Vous serez débarrassé de lui pour toujours.
Employé : Très bien. Bon débarras !

Et il s’en alla tandis que la tache de son rassurait la pauvre bête terrifiée en lui murmurant des mots doux. Pon Pon adopta tout de suite la jeune fille et se lova dans son cou. Il savait à ce moment-là qu’il n’était plus menacé.

De retour au flat, Pon Pon rencontra Poupée et en tomba amoureux. Il finit même par accepter Albert avec un peu de retard car il sentait que le jeune homme adorait les animaux.

***


Malheureusement Candy reçut un ordre : Revenir en France afin de reprendre ses fonctions d’infirmier en tant qu’Alex ce qui brisa le cœur d’Albert. Ce dernier ne voulait pas se séparer d’elle et il avait peur de la perdre. Il la serrait contre sa poitrine et faisait un effort surhumain pour ne pas pleurer devant elle. Il devait rester fort pour elle et lui donner un très bon exemple de lui-même. Pon Pon était aussi triste et refusait de laisser sa maîtresse de partir.
Candy : Pon Pon, reste avec Albert et Poupée…

La moufette s’accrochait à Candy car il préférait de suivre sa sauveuse.
Albert : Candy, emmène-le avec toi.
Candy soupira : D’accord Albert.

Candy alla alors se changer afin de redevenir « Alex ». Elle se coupa les cheveux à la garçonne et remit ses vêtement peu féminins ainsi que ses lentilles bleues. Albert fut très surpris d’un tel changement…
Albert s’exclama : Ouah !!!! C’est vrai qu’on a du mal à te reconnaître ainsi !!!
Candy sourit : N’est-ce pas, Albert ? Tu sais, je préfère que tu ne m’accompagnes pas au port. Je ne veux pas risquer d’être démasquée.
Albert la serra contre lui : D’accord, mais sois très prudente.
Candy : D’accord Albert. Je t’écrirai comme d’habitude.
Albert : Moi aussi. Je t’attendrai.

Ils se serrèrent longuement dans les bras l’un de l’autre puis Candy et Pon Pon quittèrent le flat. Albert la regarda partir par la fenêtre et se laissa aller à sa peine. Alex et sa moufette allèrent sur le port afin de prendre le bateau qui les emmenait en France.

***


Albert retourna à l’agence immobilière et acheta le flat qu’il louait pour deux mois. Il ne pouvait pas accepter que d’autres gens y vivent… Pas après avoir cohabité avec Candy. Le flat était rempli de beaux souvenirs…
Albert pensa : Oh pourquoi cette guerre ait lieu ?! C’est vraiment injuste ! Candy… Candy !!!! Ma chère Candy va risquer de nouveau sa vie !!!! Ma bien aimée !!!!

***


Candy arriva en France avec Pon Pon. Elle reprit ses fonctions en tant qu’Alex et laissa son animal de compagnie dans sa chambre. Flanny ne s’en plaignit pas.

La guerre continuait à faire ravage. Il y eut encore de plus en plus de morts et de blessés. Candy et Flanny était surchargées de travail et risquaient de nouveau leur vie.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 19 Nov - 14:02

Chapitre 20 : Le départ de Terry


Le temps passa et Candy était toujours à la guerre. Elle correspondait toujours avec Albert. Elle voyait toujours Brad, mais elle ne tombait pas amoureuse de lui. Elle était quelque peu insensible à son charme. Brad ignorait le passé de la tache de son. Il était surtout jaloux de la personne avec qui elle correspondait. Il alla retrouver Flanny…
Brad demanda : Flanny ? Quel est le passé de Candy ?
Flanny était froide : Je n’en sais rien, Brad, Tu dois savoir qu’Alex n’aime pas parler de lui.
Brad soupira : Mais pour quelle raison refuse-t-il les demandes en mariage ?
Flanny ironisa : Brad, il a des blessures très secrètes qu’il ne veut pas en parler. Et puis je crois que tu n’auras aucune chance avec « Lui ».

Brad ne répondit pas tandis que Flanny retourna à son travail. Alex était au front en train de soigner des blessés, mais il était plongé dans ses souvenirs. Candy pensait à Albert et tous les moments passés avec lui.
Candy pensa : Je ne voulais pas le quitter… Oh vivement que cette guerre se termine !!!!

***


Albert revint de New York, mais il fut tout de suite accaparé par Eliza qui tentait toujours de le séduire. Albert était très agacé par son attitude d’aguicheuse complètement ridicule. Il préférait par dessus de tout Candy qui ne faisait rien du tout pour attirer les garçons. Il était cependant au courant de ce qu’il se passait en France grâce au lettres de sa bien aimée.
Albert pensa : Reviens-moi toute entière ma Candy… Je veux te donner le bonheur que tu mérites tant… Je t’attends avec impatience !

Albert aurait aimé lui avouer ses sentiments, mais il voulait surtout lui laisser le temps de terminer son deuil. Il espérait que la tache de son ne repousse pas ses avances.

***


Terry venait de terminer sa tournée avec sa troupe et sa femme. Il alla voir Robert à son bureau…
Robert : Que puis-je pour toi, Terrence ?
Terry : J’aimerai que vous m’accordez une faveur…
Robert était surpris : Laquelle ?
Terry : Je pars en France car je viens de m’engager à la guerre. Je ne l’avais pas dit parce ce je voulais éviter de vous mettre dans l’embarras. Je voudrai interrompre momentanément le théâtre afin de trouver ma vraie voie.
Robert demanda : As-tu pensé à Susanna ?
Terry : J’ai besoin de m’éloigner pour un certain temps d’elle car si je ne le fais pas, je vais la haïr de nouveau alors que je commence à peine de l’aimer.
Robert : Je comprends alors sois prudent.
Terry : Oui merci.

Terry quitta Robert et alla voir sa mère. Quand elle apprit la nouvelle, Eleonor se mit à pleurer en serrant son fils dans ses bras.
Eleonor : Je ne pourrai pas te faire changer d’avis ?
Terry : Non, maman. Ma décision est prise.

Rien ne pouvait faire fléchir Terry. Ce dernier ignorait qu’il allait revoir Candy à condition de la reconnaître alors qu’elle était « Alex ».

***


La grande Tante Elroy s’en voulait d’avoir été si dure et si méchante avec Candy, mais le mal était déjà fait.
Elroy pensa : Comment dois-je la considérer maintenant ? Tout dépendra de la décision de Candy…

Elle était cependant très préoccupée par la sale réputation de sa nièce Eliza Legrand. Elle continuait à chercher un beau parti pour sa filleule qui était devenue la honte de la famille ! La douanière n’avait pas fini de se soucier pour autant car William n’était toujours pas marié comme Candy. Elle avait beau de présenter au chef de la famille des femmes de son âge célibataires sans succès. Elle ignorait que William avait déjà arrêté son choix et elle ne pouvait pas deviner qui était l’élue de son cœur.

***


Candy était toujours la princesse de glace et Alex un vrai iceberg. Depuis qu’elle avait appris que Terry avait commencé à aimer Susanna, Candy avait le cœur en cendres et ne laissait personne pénétrer son cœur et son esprit.

Elle était au front, soignant des blessés sous les balles sifflantes quand elle pensa à Albert et à ses paroles à propos de son porte-bonheur : « Mais sache que je t’en ai fait faire un pour toi… » et « Mais c’est moi qui le garderais. Comme ça, chacun aura une partie de l’autre. ». Elle était si émue quand Albert lui avait dit ça.
Candy pensa : Je pense que j’ai suffisamment eu de dose de malheurs et de tristesse. J’ai bien le droit de trouver mon vrai bonheur… Quand j’y pense, Albert était toujours là quand ça n’allait pas. Il était là pour m’apaiser et pour me serrer dans ses bras.

Candy se ressaisit et continua son travail sérieusement.

***


Terry rentra chez lui après avoir été chez le coiffeur. Il trouva Susanna en compagnie de Madame Marlowe. Ces dernières poussèrent un cri d’effroi.
Susanna s’écria : Terry ! Tes cheveux ?!
Terry : Susanna, je voudrai te parler en privé d’accord ?
Susanna : D’accord. Maman, attends-moi là.
Mme Marlowe : D’accord.

Les Grandchester allèrent dans la chambre nuptiale. Susanna s’assit sur le lit tandis que Terry s’accroupit à ses pieds.
Terry demanda : Susanna, tu as parlé avec Candy, n’est-ce pas ?
Susanna se sentit blessée : Tu penses encore à elle ?!
Terry soupira : Susanna, je n’oublierai jamais mon premier amour, mais j’ai discuté avec elle. Elle m’a dit que tu penses que je t’aimerai jamais or tu ne pouvais pas savoir que j’ai trouvé une paix en moi… Susanna, j’apprends à t’aimer à ma manière, mais ne me demande pas de radier complètement Candy de mon cœur et de mon esprit. Elle compte beaucoup trop pour moi. Sans elle, je ne serai pas en train de faire du théâtre. Tu comprends ? C’est elle qui a convaincu mon père de ne pas m’empêcher de pratiquer le théâtre et elle m’a persuadé de me réconcilier avec ma mère.
Susanna était émue : Oh Terry…

Susanna ne pouvait jamais rivaliser avec Candy car elle ne possédait pas la bonté de son ennemie. Elle avait perdu mais elle se persuada qu’elle avait gagné le cœur de son mari. Terry avait déjà donné son âme et son cœur à Candy, mais il ne laissa qu’un huitième de cœur à sa femme Susanna qui n’aurait jamais plus que ça.
Terry : Je t’ai longuement voulu de m’avoir séparé de Candy sous la pression de ta mère, mais à quoi bon maintenant ? Je commence à t’aimer, Susanna, mais pas de la même manière que j’ai aimé Candy.
Susanna sourit : Terry, je t’aime tant même si tu n’éprouves pas tout à fait le même amour que tu portes à Candy. Aime-moi comme tu le peux, Terry. J’ai bel et bien discuté avec ton ex. Je ne savais pas que tu te remettais tout doucement de ta rupture avec elle. Je ne t’avais pas bien compris et c’est Candy qui m’a éclaircie. Je te demande pas de radier complètement Candy de ta vie, mais peux-tu te contenter d’être seulement son meilleur ami ?
Terry : Bien sûr, Susanna.
Susanna : Alors cela n’explique pas pourquoi tu t’es coupé les cheveux ?
Terry : Susanna, je pars à la guerre en France.
Susanna paniqua : QUOI ?!
Terry : Susanna, j ne demande pas le divorce, mais j’ai besoin de m’éloigner de toi pendant un temps pour trouver ma vraie voie…
Susanna pleura : Alors laisse-moi quelque chose de toi…
Terry : Non Susanna. Essaye de comprendre… Je n’ai pas complètement terminé de faire mon deuil sur ma rupture…
Susanna : Je comprends. Et si tu ne reviens pas ?
Terry : Je reviendrai, Susanna.
Susanna : Tu m’écriras ?
Terry : Ne me demande pas ça, Susanna. Prie pour moi seulement.
Susanna : D’accord Terry.
Terry : Merci Susanna.

Les Grandchester retournèrent au salon retrouver Madame Marlowe qui profita de faire pression sur Terry…
Mme Marlowe : Vous n’avez pas le droit, Terrence, d’abandonner ma fille !
Susanna se fâcha : ÇA SUFFIT, MAMAN ! NE BLAME PAS TERRY ! NOUS AVONS BESOIN D’UN PEU DE RECUL TOUS LES DEUX !
Mme Marlowe : Mais…
Susanna cria : ÇA SUFFIT, MAMAN ! CESSE DE METTRE DE LA PRESSION SUR TERRY ! J’AI BESOIN DE SOUFFLER !

Madame Marlowe ne disait plus rien tandis que Susanna embrassa Terry pour lui souhaiter un bon voyage.
Terry : Merci Susanna
Susanna : Sois très prudent.
Terry : Promis.

Le jeune aristocrate quitta son appartement et se dirigea vers le port afin de prendre le bateau qui l’amènerait en France. Susanna pleurait, mais priait pour son mari…
Susanna pensa : Je dois cesser de me montrer si égoïste… Candy a raison. Maintenant je sais que Terry m’aime, mais je n’ai pas le droit de lui interdire de la voir en tant qu’ami… Il l’aimera toujours de toute façon… C’était de ma faute ! J’aurai dû me contenter de ce que j’ai quand je n’avais pas ce que je voulais. Tant pis, j’espère qu’il sera heureux avec moi à son retour… Si un jour Candy aura un enfant qui tomberait amoureux du mien et de Terry alors ce sera le seul moyen de me racheter la faute.

Madame Marlowe pensa qu’elle était allé beaucoup trop loin et elle se contenta de laisser sa fille se décider seule. Elle ne se mêlerait plus de sa vie.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 19 Nov - 14:03

Chapitre 21 : Terry est au front


Terry arriva en France et commença tout de suite sa vie de soldat au front. Il voyait une telle désolation, toute l’horreur de la guerre si stupide. Il fit aussi la connaissance de Brad. Il revit Flanny Hamilton, mais il se demanda qui était l’infirmier blond aux yeux bleus. Ce jeune homme lui rappelait étrangement à sa chère tache de son à cause des taches de rousseur. Il alla voir Brad…
Terry demanda : Dis-moi Brad. Connais-tu cet infirmier.
Brad : Oui, il s’appelle Alex.

Le jeune médecin avait envie de dire qu’Alex était Candy, mais il ne le fit pas. Il ne pouvait pas savoir que son nouveau ami connaissait très bien la tache de son. De son côté, Alex vit Brad discuter avec… Il plissa ses yeux et regarda minutieusement le jeune soldat. Il voyait des yeux profonds…
Alex ne pouvait pas se tromper car il connaissait que trop bien ces yeux-là…
Non c’est impossible ! Il n’en croyait pas ses yeux !
Terry…
Son Terry était là en pleine guerre !
Alex pensa : Qu’est-ce qu’il fiche ici ?! Il n’a pas osé de délaisser Susanna toute seule ?! Mais pourquoi est-il venu risquer sa vie ?! Pourquoi me fait-il souffrir de la sorte ?! C’est pour me rappeler qu’il aime sa femme ?!

Alex était furieux que le jeune acteur soit à la guerre au lieu de rester en Amérique en train de jouer une pièce. Il ne tenait pas que son ex découvre le pot aux roses. De son côté, Terry scruta le visage de l’infirmier quand il n’était pas sous les balles…
Terry pensa : Il me semble que j’ai déjà vu ce visage quelque part… Un visage plein de taches de rousseur… Non ça ne peut être… ?! C’est impossible que ce soit Candy ! Elle devrait être avec Albert maintenant… Cet infirmier lui ressemble comme deux gouttes d’eau à part la couleur de ses yeux…

Le jeune aristocrate crut à une hallucination, mais il ne pouvait pas affirmer que Candy était au front. Brad, Flanny et le docteur Shiver étaient les seuls qui savent la véritable identité d’Alex, mais aucun d’entre eux le démasquèrent.

***


Albert était souvent au flat pour penser à sa bien aimée et se remémorer tous les moments vécus avec elle. Il s’occupait à décorer son appartement à son goût et non comme aux manoirs de Chicago, de New York, de l’Ecosse et de Lakewood. Et ce fut ici qu’il laissa toutes les lettres de Candy par mesure de sécurité car il voulait que personne ne sache où se trouvait la jeune fille. Il savait qu’Alistair était le seul au courant et il commençait à avoir assez des visites à l’improviste de sa nièce qu’il haïssait au plus haut point.
Albert pensa : Vivement que tu reviennes, Candy ! Tu me manques !

Georges apporta la lettre de Candy à Albert avant que ça ne tombe entre les mains de la peste et méchante Eliza. Le milliardaire s’empressa de la lire…

« Paris, le 1er août 1917
Cher Albert,
Tu ne vas pas croire tes yeux, mais je suis vraiment furieuse !
Imagine qui j’ai retrouvé à la guerre… Terrence Grandchester !
Je me demande ce qu’il fiche ici au lieu d’être en Amérique à faire du théâtre et de rester auprès de sa femme Susanna !
Je suis heureusement déguisée en garçon, mais j’ai peur qu’il découvre le pot aux roses !
J’espère de tout cœur que Susanna n’aille pas encore croire que j’ai suivi Terry !
C’est complètement stupide, mais ni l’un ni l’autre ne sait que j’y suis avant eux.
Que puis-je faire ? J’aurai tant voulu que tu sois là pour me conseiller…
Tu me manques !
Je t’embrasse et je pense à toi
Candy »


Albert n’arrivait pas à croire que Terry ait pu suivre sa bien aimée en France ! Quelque chose ne collait pas : Comment Terry pouvait-il imaginer de retrouver Candy au front ?!
Georges : Monsieur William, Mademoiselle Candy a une lettre de la part de Susanna Grandchester.
Albert : Je vais la lui envoyer.

***


Eliza commençait à en avoir assez que son oncle ne fasse pas attention à elle. Elle maudissait la personne qui l’accaparait, mais elle ignorait qu’il s’agissait justement de celle qu’elle ne pouvait pas voir en peinture. Elle ne savait pas qu’Albert était actuellement au flat à New York.
Eliza pensa : Quand j’y pense… Je n’ai pas vu cette fille d’écurie depuis un bon moment… Elle a disparu depuis mi-avril 1915 et je suis bien contente de m’être débarrassée d’elle !

Annie, Archie, Patty et Alistair étaient au contraire très inquiets pour Candy qui n’avait pas donné ses nouvelles et surtout ils se demandaient quand elle allait trouver le bonheur depuis sa rupture avec Terry.

Daniel n’arrivait pas à oublier Candy et il se languissait d’elle. Il voulait la revoir et l’obliger à accepter ses fiançailles. C’était sans compter sur son rival en la présence d’Albert mais il ne le saurait pas avant un bon bout de temps.

La grande Tante Elroy trouva de beaux partis pour sa nièce si volage. Certains ne la supportaient pas et refusaient de se fiancer avec elle. Il ne restait plus qu’un seul prétendant qui l’accepta telle qu’elle était, ignorant qu’elle pouvait être si méchante avec les autres. Annie, Archie, Patty et Alistair plaignirent le futur fiancé de leur « chère » cousine.

Albert connut alors un grand soulagement de n’être plus harcelé par sa stupide nièce si collante.

***


Terry eut beau de découvrir qui était Alex, mais Brad et Flanny mesurèrent leurs paroles pour ne pas trahir Candy. Cette dernière en voulait à Terry d’avoir laissé Susanna seule. Elle ne comprenait pas ce qui se passait dans a tête du jeune acteur.

Brad profita de l’absence de son meilleur ami pour parler à Candy…
Brad demanda : Est-ce à cause de lui que tu ne veux pas te marier avec moi ?
Candy : Non Brad. C’est à cause de quelqu’un d’autre que tu ne connais pas. Excuse-moi de te faire de la peine, mais je ne fais qu’écouter mon cœur…
Brad se résigna : D’accord, je n’insisterai plus. Peut-on rester amis ?
Candy sourit : Oui bien sûr Brad.
Brad : Merci « Alex ».

Terry parvint cependant à trouver un moyen d’être seul avec le jeune infirmier qui ressemblait étrangement à sa tache de son sans savoir que c’était elle-même.
Terry demanda : Est-ce que ça fait longtemps que vous êtes ici ?
Alex : Oui depuis mi-avril 1915 et vous ? Pour quelle raison êtes-vous là ?
Terry : J’ai besoin de prendre un peu de recul avec ma femme Susanna. J’ai besoin de trouver ma vraie voie à suivre. Je suis acteur et je dois savoir si je mérite de vivre, trouver ma vraie vocation…
Alex : Hé bien, vous faites fausse route en venant ici ! Vous méritez de vivre ! Cette guerre ne mènera rien du tout ! Votre vraie place se trouve sur une scène et non dans un champs de bataille !

Terry eut l’impression d’entendre Candy quand Alex lui sermonna. Il ignorait que sa reine des pensées jouait double jeu. Il ne fit pas non plus un rapprochement entre la date quand Candy avait disparu sans laisser d’adresse et l’arrivée d’Alex au front.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 19 Nov - 14:04

Chapitre 22 : Une lettre inattendue


Candy, qui se cachait sous le nom d’Alex quand elle était au front et dans les hôpitaux, était très furieuse de voir son ex, son amour perdu au milieu de cette guerre, sur un lieu complètement dévasté. Terry était en train de risquer sa vie bêtement au lieu de rester en Amérique à l’abri de tout, de faire du théâtre qu’il aimait tant et de s’occuper de sa femme Susanna qui attendait surement un enfant. Candy ignorait que ce n’était pas le cas, que Terry n’avait pas encore perpétué sa descendance afin de ne pas l’assumer dans l’immédiat. Et puis l’acteur commençait à aimer Susanna Marlowe, épouse Grandchester avec lenteur car il tenait toujours à sa tache de son comme la prunelle de ses yeux. Pour lui, Candy était son ange car elle avait une très bonne influence sur lui… Plus que sa femme. L’infirmière aux taches de son eut la sensation qu’il cherchait la mort parce qu’il n’était pas avec celle qu’il aimait depuis le ban de l’école. Personne ne pouvait être à la place des autres.

Après avoir quitté Albert son prince des collines et avant l’arrivée de Terry au front, Candy venait de franchir ¼ de son deuil qui était à moitié entamé. Malheureusement, sa venue et après ce soir-là où il avait prononcé ces paroles si blessantes : « J’ai appris à l’aimer, Candy » lui avait réouvert ses plaies secrètes du cœur.
Candy pensa : Mais comment vais-je guérir en sa présence ?! Si je suis venue dans ce pays, c’est que je ne pensais pas qu’il viendrait en France au milieu de cette guerre… Que puis-je faire ? Oh Albert ! J’aurai tant aimé que tu sois là à mes côtés… Mais pourquoi Terry me fait-il ce coup-là ? Ne peut-il pas me lâcher et s’attacher à sa femme Susanna ?! Mais pour quelle raison as-tu besoin de trouver ta vraie voie ? Pourquoi veux-tu prendre du recul avec elle ? Ne vois-tu donc pas que c’est définitivement fini entre nous ?!

Ces questions que Candy se posait restèrent sans aucune réponse.

***


Terry ne connaissait toujours pas la véritable identité d’Alex, mais il était constamment soigné par celui-ci à la moindre blessure. Il avait surtout du mal à supporter de voir toute l’horreur de cette guerre. L’acteur aimait bien « le jeune homme » parce qu’il lui rappelait tant sa tache de son. De son côté, Candy reçut une grosse enveloppe d’Amérique qu’elle s’empressa de l’ouvrir afin de connaître le contenu. Elle fut très surprise de trouver une lettre de Suzanna et d’Eliza en plus de celle d’Albert.
Candy songea : Mais qu’est-ce qu’elles me veuillent ?!

La jeune fille commença par celle de sa rivale qui lui avait volé son bonheur pour toujours…

« Broadway, le 4 août 1917
Candy,
Je suppose que tu as dû retrouver Terry pendant tes voyages…
Il a décidé d’aller à la guerre afin de trouver sa voie pour une raison inconnue.
Je ne comprends pas pourquoi il s’éloigne de moi ainsi alors qu’il m’a dit qu’il m’aime… Il a cependant refusé de me faire un enfant.
Que puis-je faire ?
Bien à toi
Susanna »


Candy médita : L’imbécile ! Triple idiot ! Tu aurais mieux fait de rester à New York ! Pourquoi as-tu fait ça, Terry ?!

« Chicago, le 6 août 1917
Alors fille d’écurie !
Comme dit le proverbe « Qui part à la chasse, perd sa place ! »
Tu vois, tu n’es pas irremplaçable pour Terry car la belle Susanna l’a épousé !
Et moi, j’ai épousé le beau William Albert André en secret.
Et lorsque tu reviendras, il ne se souviendra même pas de toi.
Tu seras toujours seule à moins que tu épouses mon frère !
A plus !
Eliza Legrand »


Candy eut l’impression qu’on lui arrachait son cœur : Albert était son prince des collines et elle l’aimait beaucoup. Elle ne voulait plus jamais le quitter quand elle reviendrait de la guerre. Elle versa toutes ses larmes du corps.
Candy se raisonna : Ce n’est pas possible ! Albert n’aurait jamais fait ça ! Pas à moi ! Pourquoi dois-je souffrir toute ma vie ? N’ai-je pas le droit au bonheur ?!

Elle prit la dernière lettre avec la peur dans le ventre : Elle ne voulait pas perdre le seul homme en qui elle avait confiance et elle désirait surtout rester près de lui à son retour. Elle devait lire son dernier courrier pour avoir le cœur net une bonne fois pour toute !

« New York, le 8 août 1917
Ma chère Candy,
Je réside au flat que plutôt de rester à Lakewood ou à Chicago car je suis vraiment las des insinuations d’Eliza. Bien que c’est ma nièce, elle me dégoûte !
J’ai d’ailleurs constaté qu’elle t’a écrit pour te nuire alors que je ne connais pas son contenu. Ne crois surtout pas ce qu’elle te raconte à part le mariage de Terry et de Susanna. Jamais je ne voudrai une femme comme elle !
Jamais je ne te laisserai épouser Daniel Legrand, ce bon à rien et un vaurien !
Renvoie-moi la lettre d’Eliza pour que je règle une bonne fois pour toute ce problème car tu n’en as pas besoin. Avec la guerre et Terry, tu as suffisamment souffert et il faut penser à ce que tu vas faire jour après jour.
A part ça, je n’arrive pas à croire que Terry soit vraiment en France avec toi au lieu d’être avec sa femme. Je ne comprends même pas pourquoi il est là-bas alors qu’il est marié…
Cependant tu dois faire attention à ce qu’il ne découvre pas le pot aux roses.
Sois très prudente, tu me manques Candy
Je t’embrasse et je pense à toi
Albert »


Candy fut soulagée en lisant la lettre de son prince des collines. Elle ne l’avait donc pas perdu, mais elle maudissait Eliza de lui avoir écrit de telles conneries.
Candy rumina : Tu vas regretter un jour tes paroles, Eliza ! Jamais je ne deviendrai Madame Candice Neige Legrand ! Alors ça, c’est hors de question ! Avec tout le mal que tu m’avais fait avec ton frère…

***


Albert était très furieux que sa nièce Eliza ait osé de dire une chose qu’il n’avait jamais… Oh jamais pensé de faire avec cette dépensière, cette furie et cette sans cœur après avoir lu la lettre que sa bien aimée Candy ait renvoyée. Il était très conscient qu’elle n’avait pas répondu à ce stupide message plein de méchanceté car elle avait annoncé qu’elle en avait assez. Il convoqua Clayton le fiancé d’Eliza à son bureau de Lakewood…
Clayton : Que se passe-t-il ?
Albert : J’aimerai que vous faîtes très attention aux manigances de ma nièce.
Clayton : Pourquoi ? Elle est gentille…
Albert : Ho que non ! (Il passa la lettre qui avait failli de briser Candy) Lisez ceci puis je vous raconterai ce qu’elle avait fait.

Le jeune homme lut le papier et en fut si surpris. Il écouta ensuite le récit d’Albert sur la sournoiserie d’Eliza envers Candy. Il n’arrivait pas à admettre qu’Eliza n’était pas la jeune fille qu’il croyait, mais c’était trop tard, ils allaient se marier dans peu de temps.
Clayton réfléchit : Peut être qu’elle s’arrêtera une fois qu’elle sera ma femme…
Albert : Espérons…

Cependant Albert savait parfaitement qu’Eliza ne changerait jamais. Tant qu’elle ne reconnaîtrait jamais ses torts, Eliza resterait toujours la même. Quant à Clayton, il ne la connaissait pas aussi bien car il ignorait qu’elle était si volage.

***


De son côté, Susanna n’avait pas de nouvelles de Candy pour son problème avec Terry. Elle espérait que sa rivale ne l’avait plus jamais revu depuis, mais elle ignorait que son mari était justement avec Candy qui était caché sous le nom d’Alex. Susanna souffrait de ne pas savoir comment allait son chéri et elle devait se montrer très patiente, priant qu’il ne lui arrive aucun malheur.
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MessageSujet: Re: Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17)   Vers un nouveau bonheur (Raiting NC17) EmptyDim 19 Nov - 14:06

Chapitre 23 : La vérité


Le temps passa et l’année 1918 débuta. La guerre continua à faire ravage. Terry avait des doutes concernant le mystérieux Alex à force de le côtoyer. Brad, lui, ignorait que son ami et Candy se connaissaient depuis le ban de l’école et qu’ils étaient amoureux l’un de l’autre. Il n’était pas au courant qu’ils avaient rompu à cause d’une certaine femme. Flanny, elle, veillait à ce que l’aristocrate ne découvrit pas la vérité. Alex continuait à correspondre avec Albert en parlant de tout et de rien. Annie et Patty avaient épousé Archie et Alistair donc elles étaient maintenant enceintes.

***


Un jour du mois de septembre 1918, Alex fut touché par plusieurs balles et tomba aux pieds de Terry. Ce dernier le prit dans ses bras et l’emmena loin du danger. Il était cependant bien surpris par le poids léger de l’infirmier, mais aussi par l’odeur qui ne lui était pas inconnue.
Terry pensa : Il est si léger comme une plume… Il me semble connaître ce parfum… Mais oui c’est celui de Candy ! Alors ça veut dire que… Alex est en réalité Candy ?! Comment a-t-elle pu faire ça ?! Je suis ici depuis août 1917 alors ça veut dire qu’elle était là en plein milieu du mois d’avril 1915 !!!! Elle était à New York en fin 1916 puis elle était revenue en France… Tu ne dois pas mourir, Candy !

En arrivant à l’hôpital, Le docteur Shiver, Flanny et Brad s’occupèrent immédiatement du blessé tandis que Terry dut attendre dans le couloir. Tout le monde était rongé par la peur de perdre la seule personne qui apportait la joie au milieu de cette désolation. Le docteur Shiver ne voulait pas que Candy meure car elle était aimée de tous les patients. Flanny et Brad priaient pour elle. L’acteur ne pouvait pas retourner sur le front tant qu’il n’avait pas de nouvelles d’Alex bien qu’il avait compris qui il était. Dans la salle d’opération, le médecin en chef était soulagé de constater que son infirmière hors pair ne garderait que des blessures bénignes, mais elle était dans le coma. Flanny fut la seule pour prendre soin de Candy et l’emmena dans une chambre à part à cause de Pon pon. Terry discutait avec Le docteur Shiver…
Terry : Comment va Alex ?
Shiver : Il est dans le coma. Je ne peux dire combien de temps il va rester ainsi.
Terry : Va-t-il garder des cicatrices ?
Shiver : Non, ça devrait aller. Pourquoi posez-vous toutes ces questions ?
Terry : Parce que je « la » connais.
Shiver ahuri : Mais comment ?!
Terry : Son parfum ne m’est pas inconnu… Ma meilleure amie Candy…
Shiver : Oh ! Il vaut mieux que tu gardes le secret. Tout le monde à part Flanny, Brad et moi ne sait pas qui est réellement Alex.
Terry : Faut-il avertir sa famille ?
Shiver : Non, mais une seule personne doit être au courant. C’est Monsieur Albert qui vit à New York.
Terry : Je m’en occupe.

***


Albert était au flat et il était inquiet de ne plus recevoir des nouvelles de sa bien-aimée. Il se rongeait le sang quand il reçut une lettre un matin du mois d’octobre. L’écriture n’était pas de Candy, mais il se força à ouvrir le courrier malgré sa peur au ventre…

« Paris le 10 octobre 1918,
Monsieur Albert,
Je t’écris à la place de Candy, nommé Alex sur le front, pour la bonne raison qu’elle est blessée par nos ennemis. Elle est actuellement dans le coma et personne ne sait quand elle s’en sortira. Cependant elle ne gardera aucune blessure bénigne des balles qu’elle a reçu sous mes yeux. Je vous tiendrai au courant de son état jusqu’à son retour en Amérique.
Je suis mal placé pour la critiquer du fait qu’elle soit au front… Mais elle ne devrait plus rester en France. Il vaut mieux la mettre en sécurité…
Je doute fort qu’elle acceptera à son réveil.
Ton ami
Terrence Grandchester »


Albert pensa : Non ! Pas encore !!!

Le cœur du jeune homme se déchirait en mille morceaux car il avait tellement peur qu’elle ne revienne pas.
Albert réfléchit soudainement : Mais comment Terry a t-il réussi à démasquer Candy ?! Personne à part moi n’était au courant…

***


Terry était retourné au front malgré sa réticence de laisser son ex petite amie seule. Il était aussi très nerveux de connaître ce que son ami aurait décidé pour le jeune infirmier. Il reçut une lettre d’Albert qu’il s’empressa de lire…

« NewYork, le 25 octobre 1918
Terry,
Je me demande bien comment tu as réussi à démasqué Candy…
Sache que tu n’as plus aucun droit sur elle vu que tu es marié à Suzanna Marlowe.
Comprends-moi, Candy n’est plus et ne sera plus jamais la même.
Je peux comprendre que ça n’a pas été facile de prendre une telle décision seul avec elle mais imagine qu’elle perd la mémoire et qu’elle oublie que tu es un homme marié ?
Que feras-tu ? Vas-tu choisir entre ces deux femmes ?!
Je pense qu’il vaudrait mieux réfléchir un peu plus.
Bien à toi, mon ami
Albert »


Terry pensa : En effet, je n’avais pas envisagé cet angle…

***


Albert attendait avec espoir que sa bien-aimée se réveille. Il ne voulait pas la perdre car il tenait la voir enfin heureuse… Ou plutôt la rendre heureuse à la place de Terry.
Albert réfléchit : Il faudrait que j’annule les papiers de l’adoption pour que je puisse la chérir sans aucun risque.

Il se mit à lire une nouvelle lettre…

« Paris, 1er novembre 1918,
Albert,
Je n’ai pas envisagé sous cet angle même si j’avais espéré de changer ce destin injuste en remontant le temps.
J’ai découvert la vérité grâce au parfum de Candy et à son poids léger.
Ne pouvant pas rester longtemps à te faire une lettre, je dois reprendre mon service car la guerre devient de plus en plus grave.
Bien à toi, mon ami
Terry »
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